domingo, 20 de maio de 2012

Ao Domingo Há Música

Quando a música abre a porta do coração já não importa se o tempo não corre em ritmo de bonança, se o choro que oprimia ainda faz soluçar, se o azul que cobria o céu perdeu cor ou  se a tormenta anunciada vai regressar.  Os sons trazem os afectos que transcendem e retiram da porosidade dos dias a harmonia  do sonho que deve temperar a vida.
Pobre Velha Música!
Pobre velha música!
Não sei por que agrado,
Enche-se de lágrimas
Meu olhar parado.

Recordo outro ouvir-te,
Não sei se te ouvi
Nessa minha infância
Que me lembra em ti.

Com que ânsia tão raiva
Quero aquele outrora!
E eu era feliz? Não sei:
Fui-o outrora agora.

Fernando Pessoa, in "Cancioneiro
", Bertrand Livreiros
A soprano Susanna Rigacci , Gilda Buttá ao piano , o Coro da Rádio da Baviera e a Orquestra da Rádio de Munique sob a direccção de Ennio Morricone em "The Ecstasy of Gold"*, uma obra prima criada  pelo génio de Morricone, que pode temperar de sonho este Domingo de Maio.


*Esta música faz parte da banda sonora do filme "The Good, the Bad and the Ugly" composta por  Ennio Morricone em  1966, tendo como principais artistas  Clint Eastwood , Lee van Cleef,  Eli Wallach e como realizador Sergio Leone.

sábado, 19 de maio de 2012

António Lobo Antunes

Le monde selon António Lobo Antunes

Par Baptiste Liger (Lire)
"Esthète radical de la langue, l'auteur portugais décrit depuis plus de trente ans la décrépitude du monde, l'écoulement du temps, les tensions sociales et la folie sous toutes ses formes.
L'une des grandes qualités d'António Lobo Antunes, c'est qu'il n'est pas forcément aimable. Non, il n'est pas de ces auteurs au sourire affecté, qui recherchent à tout prix la sympathie de leurs interlocuteurs en les séduisant à coups de petites attentions calculées, de passions communes mensongères, de joliesses démagogiques et autres hypocrisies intéressées. C'était à l'automne 1998, à l'occasion de la parution française de La Splendeur du Portugal* - l'un de ses plus beaux livres. Pendant les interviews, l'écrivain disait à qui voulait bien l'entendre que son oeuvre pouvait -qui sait? - être prochainement saluée par l'Académie de Stockholm. Au feu, la fausse modestie! Il n'avait d'ailleurs pas tout à fait tort, car les rumeurs le donnaient potentiellement gagnant. Cette année-là, le prix Nobel revenait bel et bien à un écrivain portugais. Sauf que le lauréat ne s'appelait pas António Lobo Antunes, mais José Saramago, celui qu'on présente, ou, tout du moins, la presse, comme son rival, pour ne pas dire son ennemi juré -paix à son âme.
Quelques années plus tard, alors que le "perdant" revenait faire la promotion d'un autre roman, mieux valait ne pas aborder le sujet, même avec des pincettes, sous peine de réveiller l'ours en semi-hibernation. Il y a parfois des choses difficiles à avaler, des supposées injustices, des rendez-vous ratés avec l'Histoire. On tient justement là l'un des thèmes récurrents de la littérature d'António Lobo Antunes, hantée par les erreurs qui ne sauraient être rattrapées, la mécanique du temps sur lequel l'homme n'a qu'une domination illusoire -sauf, peut-être, en littérature. A l'image de La Nébuleuse de l'insomnie, dernier bijou de l'écrivain.
On ne peut pas changer le passé qui, de toute manière, nous conditionne, nous construit. Ainsi, António Lobo Antunes n'était pas forcément né sous une mauvaise étoile, même s'il a vu le jour en pleine Seconde Guerre mondiale. Aîné d'une famille de six garçons, il n'est autre que le fils d'un grand neurologue de Lisbonne, qui lui a rapidement transmis -à force de promenades dans les hôpitaux- le virus médical et la fascination pour les mécanismes du cerveau. Enfant, il a ainsi grandi dans la bourgeoisie férue de culture, et c'est ainsi que, sous l'influence de ses parents, il s'est très jeune plongé dans la lecture des grands classiques -la légende voudrait même qu'il ait commencé à écrire à l'âge de... cinq ans!
Au tout début des années 1970, alors que la dictature salazariste vit ses derniers feux, António Lobo Antunes part accomplir ses obligations militaires en Angola, où la guerre coloniale bat son plein. Cette expérience durera vingt-sept mois, mais bien plus longtemps dans la tête de cet étudiant en médecine. La révolution des Oeillets passe par là, le jeune homme se spécialise en psychiatrie et exerce à l'hôpital Miguel-Bombarda de Lisbonne. Mais la fibre littéraire ne l'a jamais quitté et, en 1979, paraît son premier roman, Mémoire d'éléphant. Quelques mois plus tard, c'est Le Cul de Judas qui arrive dans les librairies portugaises et, dans la foulée, Connaissance de l'enfer. Cette trilogie d'inspiration autobiographique, mêlant le bourbier d'Angola, les déboires intimes, les normes sociales et la question de la folie, vaut immédiatement à António Lobo Antunes, à sa grande surprise, une réelle popularité dans son pays. En 1982, il enchaîne avec un roman n'ayant rien à voir avec ce qu'il avait écrit jusqu'alors, Explication des oiseaux. Ce beau livre sur l'échec paraît toutefois la même année que... Le Dieu manchot, qui vaut à José Saramago -on y revient- une gloire internationale. Le vrai début d'un duel entre ces deux monstres sacrés, dont les démarches littéraires sont, en fin de compte, à l'opposé l'une de l'autre. Si le futur nobélisé a toujours joué la carte d'une narration plutôt "traditionnelle", son rival, lui, préfère s'en éloigner et, au fil des livres, casser les intrigues pour mieux se focaliser sur les voix intérieures.
En effet, lorsqu'on ouvre un roman d'António Lobo Antunes, ce qui frappe dès les premières pages, c'est une langue lancinante -osera-t-on sortir le cliché du "fado"? -qui semble tout droit sortie, brute de décoffrage, du cerveau des personnages. Un grand flux faulknérien presque musical, dénué de points mais gorgé de tirets, de parenthèses, de dialogues qui débarquent au milieu d'une phrase dont on ne sait plus exactement où elle a commencé et si, entre-temps, elle n'a pas changé de narrateur, d'unité de lieu ou de temps. Et ça n'a rien d'un artifice gratuit: cette voix, c'est bel et bien la sienne, lorsqu'il répond aux questions des journalistes, dans un français quasi impeccable, entre deux silences. Tout juste est-il troublé par le bruit strident de ses Sonotones, qu'il doit sans cesse régler, ou par quelque jupon qui fait inévitablement dévier son regard et peut stopper sa voix en plein milieu d'un mot. Le désir, lui aussi, est un flux, et l'un de ses thèmes récurrents. Comme la certitude de la mort, la décrépitude du monde, la petitesse d'une certaine bourgeoisie, l'histoire récente de son pays ou, bien entendu, la folie.
S'il a officiellement arrêté la psychiatrie en 1985 pour se consacrer exclusivement à l'écriture (au quotidien, jusqu'à dix heures par jour), cet homme taciturne n'a jamais cessé d'explorer les tréfonds de l'inconscient et de l'âme humaine, jusque dans leurs recoins les moins glorieux, les plus secrets. Sa bibliographie -parue un peu dans le désordre en France, mais qu'importe- a de quoi faire pâlir bien des vaniteux, et on citera, pêle-mêle et de manière très subjective, quelques-uns de ses plus beaux romans (aux titres magnifiques): L'Ordre naturel des choses, Traité des passions de l'âme, La Mort de Carlos Gardel, Le Manuel des inquisiteurs, N'entre pas si vite dans cette nuit noire, Que ferai-je quand tout brûle?, ou le récent Mon nom est légion -probablement l'un des textes les plus forts parus ces derniers temps sur le racisme, que Lobo Antunes a toujours vomi (il a des racines brésiliennes et allemandes, par ses grands-parents).
La famille est d'ailleurs au coeur de La Nébuleuse de l'insomnie qui, au départ, pourrait n'être qu'une fresque campagnarde sur plusieurs générations, comme on en a lu beaucoup, avec son patriarche tyrannique, ses employés considérés comme du bétail -même lorsqu'ils sont aussi dévoués que le contremaître-, sa descendance plus ou moins abâtardie, et son grand domaine agricole qui perd de sa superbe. Mais c'était sans compter sur l'art poétique de Lobo Antunes qui s'écarte du récit stricto sensupour, au fond, peut-être mieux trouver son essence, et creuser le même sillon de ses obsessions. L'essentiel de la trame est ainsi vu (a priori) du côté de l'un des deux petits-fils, autiste, surnommé "l'idiot", qui attend qu'on vienne hypothétiquement lui rendre visite à l'établissement où il a été interné. Il se souvient de la cruauté du quotidien, dans cette microsociété où règne le chaos et où l'affection, tant recherchée, n'a guère sa place. Aussi bien pour les humains (les femmes, notamment) que pour les animaux -cheval, mulet, pigeons, chèvres, cailles, agneaux ou tous ces milans attendant de se ruer sur des charognes. Les déviances et les trahisons se succèdent dans un grand maelström sensoriel, où les souvenirs se mêlent aux divagations et fantasmes. Les morts surgissent sans prévenir, les voix ne sont pas forcément celles que l'on croit, et d'autres personnages (pas si secondaires) viennent soudain s'interposer pour donner leurs versions, parfois contradictoires, des faits rapportés.
Jamais peut-être la langue, onirique et brutale, d'António Lobo Antunes n'a été si belle que dans La Nébuleuse de l'insomnie, et on admirera la traduction, époustouflante, de Dominique Nédellec, qui restitue formidablement le rythme de l'écriture, l'incroyable richesse thématique et la puissante tétanisante de ces images mélancoliques et crépusculaires. Comme ces derniers mots: "Je me suis tapi dans un coin les joues et les paumes et j'ai pensé/- Le Jour ne va pas tarder à se lever/alors que le jour ne se lèvera jamais." Par Baptiste Liger (Lire), publié le 04/05/2012 à 17:00, mis à jour à 17:49
*Réédité ce mois-ci en Points
Extrait
"D'où peut bien me venir cette impression que dans la maison, alors que rien n'a changé, tout ou presque a disparu? Les pièces sont les mêmes avec les mêmes meubles et les mêmes tableaux et pourtant ce n'était pas comme ça, ce n'était pas ça, de vieilles photos à la place de ma mère, de mon père, des bonnes de la cuisine et de la toux de mon grand-père qui commandait le monde, par sa présence, par ses ordres, la toux, un mouchoir sortait de sa poche et lui embroussaillait la moustache, mon père attachait le cheval à l'anneau et après rien d'autre que le bruissement des herbes qui lui perdure en revanche, mais sec et dur même après la pluie [...]."

sexta-feira, 18 de maio de 2012

Melodia Sentimental



Melodia Sentimental

Acorda, vem ver a lua
que dorme na noite escura
que surge tão bela e branca
derramando doçura
clara chama silente
ardendo meu sonhar.
As asas da noite que surgem
e correm o espaço profundo
oh, doce amada, desperta
vem dar teu calor ao luar
Quisera saber-te minha
na hora serena e calma
a sombra confia ao vento
o limite da espera
quando dentro da noite
reclama o teu amor
Acorda, vem olhar a lua
que dorme na noite escura
querida, és linda e meiga
sentir meu amor e sonhar.
Heitor Villa-Lobos

O Maestro Sacode a Batuta

O maestro sacode a batuta,
A lânguida e triste  música rompe ...

Lembra-me a minha infância, aquele dia
Em que eu brincava ao pé dum muro de quintal
Atirando-lhe com, uma bola que tinha dum lado
O deslizar dum cão verde, e do outro lado
Um cavalo azul a correr com um jockey amarelo ...

Prossegue a música, e eis na minha infância
De repente entre mim e o maestro, muro branco,
Vai e vem a bola, ora um cão verde,
Ora um cavalo azul com um jockey amarelo...

Todo o teatro é o meu quintal, a minha infância
Está em todos os lugares e a bola vem a tocar música,
Uma música triste e vaga que passeia no meu quintal
Vestida de cão verde tornando-se jockey amarelo...
(Tão rápida gira a bola entre mim e os músicos...)

Atiro-a de encontra à minha infância e ela
Atravessa o teatro todo que está aos meus pés
A brincar com um jockey amarelo e um cão verde
E um cavalo azul que aparece por cima do muro
Do meu quintal... E a música atira com bolas
À minha infância... E o muro do quintal é feito de gestos
De batuta e rotações confusas de cães verdes
E cavalos azuis e jockeys amarelos ...

Todo o teatro é um muro branco de música
Por onde um cão verde corre atrás de minha saudade
Da minha infância, cavalo azul com um jockey amarelo...

E dum lado para o outro, da direita para a esquerda,
Donde há árvores e entre os ramos ao pé da copa
Com orquestras a tocar música,
Para onde há filas de bolas na loja onde a comprei
E o homem da loja sorri entre as memórias da minha infância...

E a música cessa como um muro que desaba,
A bola rola pelo despenhadeiro dos meus sonhos interrompidos,
E do alto dum cavalo azul, o maestro, jockey amarelo tornando-se preto,
Agradece, pousando a batuta em cima da fuga dum muro,
E curva-se, sorrindo, com uma bola branca em cima da cabeça,
Bola branca que lhe desaparece pelas costas abaixo...

Fernando Pessoa, in "Cancioneiro" , Bertrand Livreiros

quinta-feira, 17 de maio de 2012

O Reino

 " O Reino  naquela  época  tremia de frio e de dificuldades. Tinha-se deslocado para a beira-mar, não se sabe bem porquê mas supõe-se fome. A fome vinha do interior e varria tudo para o oceano.
Nesta leva desgarrada, escapavam os camponeses, que tinham a barriga curtida, eram cardos, e que se cravavam na terra como uns danados, à dentada. Acocoravam-se nas tocas e nas dobras das montanhas para deixar passar a ventania, pareciam calhaus, seres empedernidos; depois voltavam ao trabalho, à semente que se enterra e ao fruto que se arranca. Habituaram-se às tempestades, fome para eles era o pão de cada dia.
 Os restantes, os que não tinham conseguido enganar a fúria dos vendavais, fugiram de roldão pelo país fora, atravessando aldeias e planícies, vinhas e repartições, hoje fazendo família neste ponto, amanhã mais naquele, até se verem diante do mar, acossados. Uma vez ali, ou entregavam o corpo  aos caranguejos ou faziam como o mexilhão: pé na rocha e força contra a maré. Daí, o nome de Reino do Mexilhão que lhe pôs a geografia em homenagem (homenagem?) a esse marisco mais que todos humilde, só tripa e casca.
       
       “QUANDO O MAR BATE NA ROCHA
          QUEM SE LIXA É O  MEXILHÃO”
Criatura ( porque o é), criatura à margem, mirrada, coisa pequena; bicho que se alimenta de água e sal, do sumo da pedra, ou de milagres, quem sabe – o mexilhão, oh vida, tem a ciência certa dos anónimos: pensa e não fala, vai por si. Se virou costas à terra foi por culpa dos doutores do interior ( dê-erres, assim chamados) e da conversa em bacharel com que o atacavam; unicamente por cansaço e desinteresse. Na sua condição de habitante do litoral era como o oceano que desabafava, levava os dias a medir o infinito e a remoer o seu ditado preferido: Quando o mar bate na rocha quem se lixa é o mexilhão.
Um estrangeiro, mesmo o mais turista dos estrangeiros, não podia deixar de concordar que havia muita verdade no provérbio. Logo que nos outros reinos se declarava guerras ou preços lá vinha o vento a alastrar e quem pagava eram os mexilhões, apesar de não terem culpa nenhuma; se os serranos se deixavam arrastar das suas tocas, sabiam que era contra eles que vinham chocar e viam-se obrigados a fazer parede para não irem cair ao mar. Oh, vida.
Ao cabo de largos anos de experiência estes camponeses pendurados nas falésias, mexilhões no legítimo sentido, tinham criado pé, raízes de limo, obstinados em olhar as nuvens, o quer que fosse. À falta de comida mastigavam os beiços e os pensamentos que lhes trazia a brisa marítima (“ Quando o mar bate na rocha , etc.”) e isso e as rugas de tanto fitarem o além faziam-nos velhos antes do tempo. Nasciam já velhos, parece impossível.” José Cardoso Pires, in “ Dinossauro Excelentissimo”, Livraria Bertrand 

Vozes do Brasil

Há momentos em que inventar um cais é uma necessidade extrema, mas encontrá-lo nem sempre é possível. O caminho surge, por vezes,  tortuoso, labiríntico em elaborado rendilhado de  direcções sem que se divise a almejada saída.
Para Milton Nascimento e Nana Caymmi existe  um " Cais", uma bela canção , que sublimam através de uma interpretação tocante e magistral. Expoentes de excelência da canção brasileira, estes cantores imortalizaram muitos sons do Brasil .

quarta-feira, 16 de maio de 2012

O céu escurece de azul carregado

“Volvendo o olhar para os lados do sul, à esquerda do sol, pelas cinco da tarde, o céu escurece, de azul carregado, por cima das copas no morro distante. Sinais de chuva.
Adriano Kapiapia, a meio do morro, roda sobre as pernas e estuda os sinais. Considera o céu por cima dos morros, pedras e moitos esmorecendo longe, distantes para além do mundo que sabe. Para o sul curtas vistas, e mesmo a nascente, extensões para o norte, também para poente.
Adriano Kapiapia apalpa o céu. Acima do recorte das ramagens, por sobre a encosta que lhe está em frente, aumenta a massa de uma nuvem espessa, negra e pesada, debruada a branco. No hemiciclo oposto o céu é claro, ainda, servido de uma luz azul e lisa. Olhando, todavia, para cima, e percorrendo a curva que vai de um extremo ao outro do horizonte, o céu vai escurecendo a pouco e pouco até se transformar, sem sobressalto, num fundo opaco para o debrum branco. Só o debrum, portanto, revela a nuvem espessa. Outras nuvens menores a precederam e estão espalhadas, soltas, pelo céu inteiro, sem atingir, contudo, o azul do norte, onde só há rajadas fugidias. E é este o céu, com o sol a meia altura e muito quente.
Na terra a luz mudou. A luz crua do sol mudou-se em labareda. A luz da labareda. O rectângulo de terra desbravada, que encosta a um dos lados do caminho, vive uma luz que dir-se-ia autónoma e crescente, de combustão oculta e prolongada. O mesmo com as pedras, com os troncos da mata, com a cinza jacente das derrubas do Outubro. É uma luz que emerge de repente. Da terra e das formas. As folhas, que são verdes, reflectem brilhos quentes nos rebordos, não como se existisse um céu dourado e fossem espelho, mas como se esse brilho as envolvesse e o ar buscasse as formas para exibir-se assim. Como se o céu, que aos poucos escurece, transferisse para a terra a luz que a tempestade de si expulsa. A luz de encontro à noite imposta pela tormenta. Sinais de chuva.
Adriano Kapiapia ausculta o som. O som e os sons. Extinguiu-se o som, o marulhar da vida toda acesa em confusão de origens e distâncias, a vaga e borbulhante amálgama dos gritos, dos ruídos, dos passos e dos voos. Agora há sons distintos, localizáveis fontes que vertem para o ar o seu sinal. Onde havia o sussurro há o silêncio. (…)”

Ruy Duarte de Carvalho, in “ Como se o mundo não tivesse Leste”, União dos escritores Angolanos

terça-feira, 15 de maio de 2012

Morreu Carlos Fuentes

O escritor Carlos Fuentes morreu esta terça-feira aos 83 anos num hospital na Cidade do México. A notícia foi confirmada pelo Ministério da Cultura mexicano.
Carlos Fuentes nasceu no México em 1928. Intelectual consagrado e um dos principais expoentes da narrativa latino-americana, é autor de uma vasta obra que inclui romances, contos, teatro e ensaio. Ao longo da sua carreira recebeu numerosos prémios, entre eles o Prémio Cervantes (1987) e o Prémio Príncipe das Astúrias (1994). Em 2003 foi condecorado com a Legião de Honra pelo governo francês e em 2008 recebeu a Grã-Cruz da Ordem de Isabel a Católica. Era também conhecido pelo seu olhar crítico sobre a sociedade mexicana contemporânea e a política neoconservadora do ex-presidente americano George W. Bush.
Carlos Fuentes começou a escrever aos 29 anos e o seu último romance “Adão no Éden” foi publicado recentemente pela Porto Editora.
“Adão no Éden” não é uma novela inovadora no tema, recorrente no trabalho de Carlos Fuentes, escrevia Fernando Sousa no Ípsilon de 11 de Maio de 2012. “É possível encontrar os mesmos cenários e personagens semelhantes em ‘La tierra más transparente’, a sua primeira obra, de 1958, um texto que é uma espécie de inventário da sociedade mexicana; em ‘Artemio Cruz’ (1962), reflexões-à-beira da morte de um antigo revolucionário convertido num político de esquemas, corrupto e corruptor, que à hora de desaparecer conta o passado com a sinceridade própria de quem já não tem nada a perder; e em ‘La silla del Àguila’, nova radiografia do poder onde Fuentes imagina o seu país no ano 2020.”
E acrescentava o crítico: “Mas é na sua inspiração literária uma obra apoteótica no estilo que o autor adoptou para nos mostrar o que o México, o México sinistro, lhe mostrou a ele em mais de oito décadas, uma obra que remete por assim dizer para as inaugurais, as dos primeiros anos de escrita, quando a sua estrutura ainda se desenvolvia. Uma obra-mestra.”

                      “Adão no Éden” de  Carlos Fuentes 

Título:Adão no Éden
Autor: Carlos Fuentes
Edição/reimpressão: 2012
Páginas: 176
Editor: Porto Editora
ISBN: 978-972-0-04570-6
Colecção: Grandes Autores 
Idioma: Português

Sinopse
E que outra coisa merecem os criminosos senão um criminoso mais criminoso do que eles?
Cidades perdidas, bairros de lata, favelas: é tudo a mesma coisa. Ou vives aí, ou és um dos responsáveis pela sua existência. Conscientes disso estão Adão Gorozpe - homem ambicioso que passou de estudante de Direito pobretão a figura de destaque na sociedade mexicana - e Adão Góngora - ministro da Administração Interna, corrupto e violento, que, enquanto finge combater o narcotráfico, não faz mais do que promover uma política que pune inocentes e beneficia criminosos.
Quando Góngora propõe a Gorozpe uma aliança para que este ocupe a Presidência da República e seja seu testa de ferro, a rivalidade entre os dois transforma-se numa batalha cega pelo poder. Como agir contra Adão Góngora, um adversário tão perigoso? Como deter o remoinho que arrasta o México para o esgoto? Num país em que o Estado, as instituições e a polícia não funcionam, há somente duas forças que se impõem de maneira implacável: a violência e a fraude.
"Adão no Éden" combina drama e comédia, ficção e crónica jornalística, terror e humor para traçar o mapa detalhado do poder, do narcotráfico e da violência na América Latina do século XXI.