sexta-feira, 7 de julho de 2017

H. D. Thoreau em Walden


H.D. Thoreau :  qu’est-ce qui est vraiment nécessaire à la vie ?
H. D. Thoreau : qu'est-ce qui est vraiment nécessaire à la vie?
Pierre Assouline,le 26 juin 2017
"Bientôt les vacances ? Alors attendez-vous à ce que je vous bassine avec la visitation, la relecture, la redécouverte des classiques. Une vie de lecteur ne suffirait pas à épuiser le sujet. Voilà un rituel auquel je n’ai jamais manqué de sacrifier plus particulièrement en été, ce qui est devenu moins facile quand on a aussi et par ailleurs un roman à terminer et ceux de la rentrée à lire.
Aujourd’hui, Henry David Thoreau (1817-1862). Pourquoi lui ? Parce qu’il revient en force. Incroyable le nombre d’articles dans plusieurs langues qui le citent ou s’y réfèrent depuis quelques mois. Mort il y a un siècle et demi, il n’en est pas moins furieusement tendance en 2017. La crise climatique, l’inquiétude écologique, l’hypertechnologie envahissante et le besoin qui s’ensuit de se déconnecter n’y sont pas probablement pas étrangers. Radicale pour toutes les saisons (encore qu’il faut s’interroger sur les limites de ceux qui veulent aujourd’hui accorder leur radicalisme au sien), son œuvre manifeste « une surprenante persistance » dans le débat d’idées selon The Nation. On peut continuer à le traiter de narcisse, d’égocentrique, d’égoïste comme se complaisait à le faire le New Yorker il y a deux ans encore, ou même de « sous-Emerson ». Les Américains qui savent que sa mère continuaient à laver son linge (à lui) sont plus nombreux que les lecteurs de Walden ou des poèmes de cet individualiste qui se fit un rempart de sa solitude.
Un classique peut en cacher un autre. Encore faut-il avoir derrière ce qui ne va pas toujours de soi, le classique charriant par définition dans le halo qui le nimbe davantage de poncifs que n’importe quel autre livre. Walden (380 pages, 23 euros, Le mot et le reste) est donc à revisiter. D’abord le titre. Les connaisseurs en littérature américaine, qui pullulent sur «  »La République des livres » », auront remarqué le parti pris des éditeurs, une petite maison marseillaise, qui l’ont amputé puisque généralement, les autres éditions le présentent sous son habit de Walden ou la vie dans les bois (1854) suivant en cela les premières éditions de Walden ; or life in the woods (on peut lire ici la version originale en anglais) bien que l’auteur ait demandé à son éditeur de s’en tenir au seul Walden.
La traduction ensuite. Elle est signé de Brice Matthieussent, l’un des plus réputés passeurs de littérature américaine, lauréat du prix Maurice-Edgar Coindreau, traducteur de Richard Ford, Bret Easton Ellis,Thomas McGuane, Charles Bukowski, John Fante, Paul Bowles entre autres. On ne s’étonnera pas de voir le nom de Jim Harrison aux côtés du sien sur la couverture (peu inspirée, un comble vu le sujet), l’un de ceux dont il est le plus proche. Ce n’est pas un hasard si c’est à l’auteur de Dalva et de Retour en terre qu’a été confiée la préface. Thoreau et Steinbeck, auteurs de chevet de son père, ont baigné son enfance. Son compagnonnage est donc ancien et c’est la volonté de balayer les lieux communs qui encombrent le chef d’oeuvre (idylles campagnardes pour chromos accrochés dans le salon, retour à la nature, idéal rousseauiste du bon sauvage) qui l’a poussé à écrire ces quelques pages à la gloire d’un Thoreau qu’il range parmi les géants de son temps aux côtés de Hermann Melville et Walt Whitman.
Alors, ce fameux livre ? Le guide de vie d’un voyageur immobile. Pendant deux ans et deux mois, entre 1845 et 1847, Henry D. Thoreau (prononcez Thó-row,« the h sounded, and accent on the first syllable« ) a décidé de faire une parenthèse dans sa vie (il travaillait dans l’entreprise familiale de crayons) et de s’installer sur les rives du lac Walden, un étang plutôt, à Concord, Massachusetts, un village situé à une trentaine de kms de Boston. Il s’y est construit sa maison, une cabane plutôt, a vécu seul et du seul travail de ses mains. Il l’a fait dans l’idée de tenter une expérience d’autosuffisance. Walden, le texte le plus connu d’une oeuvre qui en compte bien d’autres, est constitué de la mosaïque de fragments tirés du journal de cette expérience. Cela tient parfois du collage d’extraits, de citations, d’emprunts à toutes les sources (latine, grecque, anglaise, chinoise et biblique, surtout Matthieu, l’Ecclésiaste et l’Exode) mais si bien fait que les coutures en sont invisibles.
Sa lecture est d’une fluidité qui semble naturelle tant les observations comme les analyses coulent d’une même eau. Nulle affèterie de langage comme on en retrouve parfois chez les auteurs de cette époque. Aucune mièvrerie dans son discours (au contraire, il est même sans tendresse pour les villageois de Concord qu’il compare à une colonie de rats musqués), pas de faux-lyrisme comme on pourrait le craindre dès que la nature inspire, et pas davantage de vision manichéenne dans le débat nature vs culture qu’il vit au jour le jour (on en retrouve l’écho dans la passionnante Correspondance qu’il échangea avec son ami et mentor Emerson que les éditions du Sandre ont publié en français)..
Ce n’est pas «  »moderne » » ni actuel, comme on dit trop rapidement trop souvent pour mieux arrimer une ancienne pensée à notre siècle; c’est de tous temps, comme tout ce qui a une portée universelle. Même si on a voulu que Gandhi et Martin Luther King aient puisé chez lui leurs principes de non-violence. Mais c’est surtout son message de désobéissance civile (il refuse par exemple de payer ses impôts à un Etat qui soutient l’esclavage) qui a ressuscité Walden dans la France de mai 68. Dans une postface succincte mais éclairante, Michel Granger, qui fut le maître d’oeuvre d’un Cahier de l’Herne consacré à Thoreau, rappelle à juste titre que, derrière sa critique des institutions étatiques et du capitalisme industriel, Walden encourage le lecteur à s’affranchir de toute tutelle en développant un esprit non-conformiste. Il invite à exécuter un pas de côté en permanence pour penser au-delà du sens commun sans pour autant s’engluer dans l’idéologie. Dans son utopie, il rêve d’une Nouvelle-Angleterre où des sages lettrés éduqueraient la population (idéal qui ne rappelle pas que de bons souvenirs).
Ce voyage-autour-de-ma-cabane est d’une telle richesse que l’on s’en voudrait de le réduire en privilégiant les thèmes qui ont fait son succès en permettant de longue date aux écologistes de le récupérer (de tous les bruits de la nature environnante, celui du chemin de fer est le seul que l’auteur veut bannir). Même si son influence est aujourd’hui devenue si vaste dans tous les domaines (littérature, poésie, musique, cinéma…) que la récupération semble générale. Mais je ne résiste pas à la tentation d’isoler l’un des quinze chapitres, qui n’est pas «  »Le champ de haricots » » ni «  »Pendaison de crémaillère » » ou «  »Solitude » », encore qu’ils vaillent vraiment le détour, mais «  »Lire » ». Thoreau s’y livre en quelques pages à une puissante apologie de l’enseignement des humanités gréco-latines dans leur langue, qui mériterait d’être publiée en tiré-à-part et distribuée à la sortie de notre ministère de l’Education nationale. Même si un peu partout dans son livre, l’ humanisme est tempéré par un solide puritanisme calviniste dont il ne s’est pas défait quoi qu’il en dise.
A force d’observer la nature, il parvient à en découvrir le vraie nature. Il connaît sur le bout des doigts ce qu’il évoque joliment comme « la grammaire mordorée du monde naturel » et sait trouver les mots pour dire la grâce d’un paysage. Qu’est-ce qui est vraiment nécessaire à la vie ? La question court tout au long de son livre, avec un souci constant de s’en tenir à l’essentiel et de balancer le superflu.
« Les détails nous empoisonnent la vie. Simplifiez, simplifiez »
S’il revenait vivre parmi nous, Thoreau serait horrifié par ses contemporains et par ce qu’ils ont fait du paysage. Il les verrait tels qu’ils sont : des citoyens-consommateurs. Mais l’Amérique d’aujourd’hui ne manque pas de Concord et de lacs Walden tels qu’ils se présentaient il y a un siècle et demi. Elle est encore assez vaste et sauvage pour permettre à d’autres Thoreau de tenter la même expérience. Mais il ne suffit pas de tenir son Journal sur des petits carnets pour en faire un grand livre. Into the wild, sur l’expérience tragique de Chris McCandless en Alaska, a donné un bon livre de Jon Krakauer et un film saisissant de Sean Penn, mais ils seront oubliés quand Walden sera toujours lu, pour Walden, pour sa poésie et pour ses appels à la désobéissance civile.
Jim Harrison nous l’apprend : ces dernières années, le lac a été sauvé, des promoteurs, du tourisme et du reste, grâce aux dons d’un certain Don Henley, membre d’un ancien groupe de rock, The Eagles. Ce qui ne donne pas nécessairement envie de fredonner Hotel California. Ni même de lire les romans de ceux que Jim Harrison considère comme les héritiers de Thoreau en la personne de Peter Matthiessen et Gary Snyder. On a juste envie de (re)lire Walden, de préférence dans cette édition désormais car elle apporte un supplément d’âme. Le conseil général des Bouches-du-Rhône a été bien inspiré de lui donner un coup de main.
(« Dessin de A. Dan tiré de Thoreau. La vie sublime ; « Sa cabane » photo D.R.)
Pierre Assouline,  entrée  publiée dans Histoire Littéraire, La République des  Livres 

quinta-feira, 6 de julho de 2017

REJEIÇÕES

Rejeições
Por Eugénio Lisboa 
                                   
                               After being turned down by a                                                     number of publishers,he decided
                             to write for posterity.
                                                            George Ade
"O pior que pode acontecer a um candidato a escritor ou mesmo a um escritor já feito é ver um manuscrito seu recusado por um editor. É como se lhe maltratassem um filho, no qual tivesse investido muito tempo, amor e carinho. A carta de rejeição do editor, mesmo polida e atenciosa, é uma autêntica facada na auto-estima do candidato. Alguns sucumbem logo a esta primeira rejeição porque, de tal modo ficam feridos, que nunca mais tentam a sorte. Recolhem-se em si mesmos e confiam, ruminando, numa posteridade eventualmente mais benévola. O que é, diga-se de passagem, uma leviandade e um grande risco: porque não há razão absolutamente nenhuma para se pensar que a posteridade é mais inteligente e mais justa do que a contemporaneidade. É até, provavelmente, mais distraída e mais obtusa. O que não impede que egrégias criaturas nela tenham confiado cegamente. O grande poeta inglês, John Keats, por exemplo, numa carta dirigida a George e Georgiana Keats, observava: “Eu penso que estarei entre os Poetas Ingleses, depois da minha morte.” E o grande Nietzsche, no seu livro autobiográfico, Ecce Homo, previa: “O meu tempo ainda não chegou; alguns nascem postumamente.” A verdade é que Keats foi muito pouco apreciado enquanto vivo e Nietzsche só começou a ter alguma popularidade, quando já se encontrava encerrado no negrume da sua loucura. Porém, de um modo geral, não vale realmente a pena apostar muito numa posteridade alegadamente justiceira, embora haja casos comoventes de justiça póstuma. Fala-se, por exemplo, de Stendhal: ele próprio previa ir ser reconhecido cinquenta anos após a sua morte, mas a verdade é que Balzac, sendo embora uma excepção, o reconheceu em vida e o fez de modo magnífico, num longo e meditado artigo publicado na Revue Parisienne.
A reacção de desistência, à primeira tentativa de publicação, além de ligeiramente esquizofrénica, revela um total desconhecimento da dura realidade que é o mundo da edição. Neste, a rejeição é a regra. Um número muito grande de ulteriores “best-sellers” e, mesmo, nalguns casos, de verdadeiros grandes livros, começou por ser acolhido, não por uma nega, mas, não raro, por uma grande sucessão de negas. E pelos motivos mais bizantinos.
De entre os motivos aduzidos para a rejeição de obras de ficção, registarei, por exemplo, estes: 1) – previsão de falta de mercado para o livro (o que, frequentemente se não verifica, pelo contrário); 2) – falta de habilidade do autor para as subtilezas do “marketing” ou escassez de contactos úteis, da parte do escritor; 3) – o autor ter tido, no passado, um insucesso; 4) – o livro ser de um género em que o editor não teve, até então, êxito; 5) – a obra não parecer “autêntica”; 6) – o livro ser demasiado complexo; 7) – a história não seduzir logo desde o início; 8) – o protagonista não ser suficientemente interessante; 9) – o livro ter qualquer coisa de um manual de auto-ajuda; 10) – a história estar cheia de “clichés”. Estes e outros motivos invocados levam, com alguma frequência, à rejeição de manuscritos de real valor. Nalguns casos, mesmo, repito, de obras que viriam, depois, a ficar clássicas, no mundo da literatura. Por vezes, a rejeição é feita por carta de uma insuportável virulência, como foi o caso com o célebre romance Lolita, de Vladimir Nabokov, do qual um editor disse estes mimos: "Esmagadoramente nauseabunda (…). A coisa é toda ela um cruzamento de incerteza entre a realidade hedionda e a fantasia improvável. Muitas vezes torna-se um devaneio neurótico e selvagem. Recomendo que seja enterrado com uma pedra, durante mil anos.”
Em termos do número de rejeições sofridas por um autor, o campeão talvez tenha sido o escritor americano Jack London, autor de contos e romances famosos (White Fang, Call of the Wild e Martin Eden, entre muitos outros), que recebeu, pela sua primeira história, 600 rejeições. O romance Lord of the Flies (O Deus das Moscas, na versão portuguesa), de William Golding, recebeu 20 negas antes de ser publicado. Também um “record” foi o famoso Gone with the Wind, de Margaret Mitchell, de que se fez um filme de grande êxito, com Vivien Leigh e Clark Gable, nos principais papéis: foi rejeitado 38 vezes, antes de ser finalmente aceite. Carrie, do “best-seller” Stephen King – depois adaptada ao cinema – acolheu, inicialmente 30 negas. Dubliners, contos de James Joyce, sofreu 22 rejeições, acabando por ter uma primeira edição com a mísera tiragem de 1250 exemplares, dos quais se venderam, no primeiro ano, 379 (120 comprados pelo próprio Joyce). Duna, o celebrado romance de ficção científica, de Frank Herbert, encaixou 23 negas. O belo romance The Good Earth, de Pearl Buck, foi rejeitado uma dúzia de vezes, antes de ser publicado e obter sucessivamente os Pémios Pulitzer e Nobel. Uma das razões dadas para a rejeição foi a de que os americanos não estavam interessados em histórias sobre a China… Do mesmo modo, o hoje famoso Animal Farm, de George Orwell, foi rejeitado por, alegadamente, ser impossível vender histórias sobre animais. Nem a egrégia Agatha Christie, a Rainha do Crime e, provavelmente, o autor de língua inglesa mais vendido de todos os tempos, se livrou de uma inicial humilhação: o seu primeiro livro – O Misterioso Caso de Styles – sofreu o vexame de ser recusado por seis editoras. Marcel Proust encaixou várias recusas (incluindo uma da prestigiosa Gallimard), antes de publicar o primeiro tomo da Recherche , com a chancela da Grasset, mas pagando do seu bolso a edição. O poeta modernista americano E. E. Cummings depois de receber várias recusas de vários editores, publicou um livro a que deu o título de No thanks (Não, obrigado), no qual nomeou todos os editores que lhe tinham recusado publicação. Kipling, o admirável contista de Jungle Book, de Kim, de Plain Tales from the Hills, agraciado com o Nobel, sofreria rejeição, sob alegação de não saber usar o inglês com correcção. John Le Carré, o autor de vários “best-sellers”, entre eles, O Espião que Veio do Frio, recebeu uma rejeição ao tentar publicar o seu primeiro livro: o editor previu que Carré não tinha futuro.
Os arquivos do prestigioso editor americano Knopf foram vasculhados por David Oshinsky que ali foi encontrar pungentes e surpreendentes casos de rejeição de eminências como Jorge Luis Borges, Isaac Bashevis Singer, Anaïs Nin, Sylvia Plath (sobre esta: “certamente não há talento suficiente para chamar a nossa atenção”), Sartre, A. J. P. Taylor, Nabokov (Lolita: “picante demais”), James Baldwin (“terrivelmente ruim”). O Diário de Anne Frank, rejeitado 15 vezes, foi também recusado pela Knopf, que achou a obra “muito enfadonha” e “ um registo monótono de brigas típicas de família, contrariedades triviais e emoções adolescentes”. E concluía: “Mesmo que a obra tivesse surgido cinco anos antes, quando era oportuna, não creio que tivesse qualquer hipótese.”
Mas há casos em que um editor pode pagar caro o facto de recusar um manuscrito para publicação. Foi o que aconteceu com o livro The White Goddess (A Deusa Branca), do escritor inglês Robert Graves. O primeiro editor a quem o livro foi enviado recusou-o. Segundo a tradição, a deusa imediatamente se “vingou”: menos de um mês após a rejeição, o editor morreu de um ataque do coração. O segundo editor achou o livro sem interesse e, pouco depois, foi encontrado enforcado e, o que é mais bizarro, envergando um “soutien” e calcinhas de mulher. Quando, por fim, o manuscrito chegou às mãos de T. S. Eliot, da Faber &Faber, o poeta-editor não quis correr riscos e mandou que o livro se publicasse, “custasse o que custasse”. Há quem pense que foi por isso que ele ganhou, algum tempo depois, o Prémio Nobel: favores da deusa agradecida. " Eugénio Lisboa, em Crónica publicada no JL nº 1219 

quarta-feira, 5 de julho de 2017

Uma gota de azul basta

Pescadores
REDES
"Na Foz são os pescadores que fazem as redes, sentados no areal, com a primeira malha metida no dedo grande do pé, na mão direita a agulha com o fio e na mão esquerda o muro. As melhores redes eram as de ticum e o melhor ticum o que se vendia em Lordelo.
As redes são muito variadas. Há as redes da pescada; as robaleiras para o robalo na restinga e fora da barra; os quartos para o sável; e para a solha que vive na areia e cor da areia, uma rede especial, a feiticeira, com duas ordens de malhas. A rede, quando vem do mar, é lavada; seca e encascada. Depois remenda-se e mete-se nos cestos. Há também diferentes linhas e espinéis, para a faneca, para o robalo, que gosta das águas remexidas e dos sítios onde rebenta a onda, para a enguia, que é tão voraz que nem precisa de anzol, apanha-se com engodo, e até para o congro, no mar alto, tendo-se o cuidado de levar um machado, porque esses peixes, quando grandes, são terríveis, e mesmo dentro do barco, levantam-se para os homens como feras.
Barcos, houve na Foz catorze catraias (já não há nenhuma), batéis para a sardinha, que levavam quatro homens e seis peças, botes para a faneca e gamelas para o serviço do rio. Tenho por estas quatro tábuas com o fundo chato uma especial predilecção. Foi nelas que aprendi a gingar, o que se faz só com um remo e certo movimento de pulso, e foi nelas também que aprendi a nadar à força, porque se voltam na ressaca com uma extrema facilidade.
Quanto a quinhões, era assim: vendido o peixe, metade do dinheiro que a mulher do pescador ganhava com a canastra tomava conta dele o arrais, que o dividia em quinze partes para os homens, uma para o moço e duas para a embarcação. Assim, até os que por sorte não apanhavam peixe tinham um quinhão garantido do mealheiro comum. Ficava ainda uma pequena parte nas mãos do arrais para o tempo de Inverno, quando se não podia ir ao mar.
 
Esmoriz, Paramos
PARAMOS
Estava na carreira de tiro em Esmoriz. Não via o mar, mas sentia-o no peito dilatado. Perto de mim, uma moita de pinheiros novos; e as agulhas escorriam molhadas de fresco. Uma nora, um choupo. Ao longe, as barracas de madeira agrupadas – Paramos. Uma gaivota pairando sobre um charco... Para o outro lado, campos lavradios com milho rasteiro que sabe a ar salgado, casas de lavradores perdidas entre sebes, de telhados muito baixos onde secam abóboras amarelas.
Aqui, o pescador vive em barracas de madeira que têm o aspecto de povoação lacustres. Em certos dias iça-se o camaroeiro e a este sinal, esperado no interior das terras, começam a aparecer pelos caminhos empapados, dirigindo-se para o mar, as pesadas juntas de bois levadas à soga pelas moças. O lavrador associa-se ao homem do mar. Nesses dias larga o arado e toma parte na companha, ajudando a alar a grande rede que se usa para estas bandas e que as bateiras lançam à água. É um espectáculo extraordinário ...
Isto está de todo apagado nos meus apontamentos, mas ainda hoje, depois de tantos anos, tenho a impressão da paisagem de areal e pinheiros, do hálito azul matutino molhando a vegetação e da claridade hesitando em pousar e o sol em aquecer.
Há manhãs à beira-mar em que tudo parece um pouco de tinta muito leve e mais nada. Um pouco de tinta e frescura. A própria luz molhada estremece. O doirado tem muita água e desbota. Uma gota de azul basta para o mar e o céu. E a manhã, trespassada e a escorrer, nascida e hesitando, faz medo que se desvaneça como fantasmas de manhã.
Cabedelo
NO CABEDELO
O Cabedelo para mim era o deserto cheio de prestígio e de aventuras... Era no Cabedelo que tomávamos os melhores banhos, deitados na areia, deixando vir sobre nós a vaga num rodilhão de algas e espuma. Andar um momento envolvido na crista da onda, ser atirado numa sufocação sobre a areia, correr de novo para o mar, direito à vaga que se encapela lá no fundo, formando concha, outra vez aturdido e impregnado de uma vida nova; e depois procurar, a escorrer, um côncavo quentinho de areia que nos sirva de abrigo contra o vento e secar-se a gente naquele lençol doirado – é uma das coisas boas da terra. E outro prazer simples e extraordinário E ir descalço pelo grande areal fora com os pés na água. A onda vem, espraia-se, molha-nos e salpica-nos de espuma. Calca-se esse mosto branco e salgado, que gela e vivifica, e caminha-se sempre ao lado dos sucessivos rolos que se despedaçam na areia. Ao longe o mar chapeado de placas movediças... A onda vem, cresce e, antes de se despedaçar em espuma, o sol veste-a de uma armadura de aço a reluzir. Há-as de um esverdeado de alga morta, há-as que se derretem e fundem em torvelinhos de branco e há-as que recuam e se enovelam noutras ondas prestes a desabar. Mas há umas, esplêndidas, que vi em Mira, ao pôr do Sol, quando o vasto areal fica todo ensanguentado. A onda forma-se e corre por aquela magnífica estrada que vem do sol até à praia, ganha primeiro reflexos doirados na crista e depois, quando se estira pelo areal molhado, fica cor do vinho nos lagares.
Outras vezes percorríamos o Cabedelo a pé como exploradores. Há lá canaviais, poças de água azul e polida, rochas luzidias por onde escorregávamos, peixes nascidos que procuram o refúgio das pedras e a água aquecida para se acabarem de criar, caranguejos nas fisgas e, na vazante da maré, grandes lagos que navegávamos ao acaso, deixando o barco ir à toa e encalhar no areal ...
O Cabedelo produz, além das canas, uma espécie de cardo, plantas rasteiras e humildes de folha dura, que dão uma flor pequenina e vermelha, outras que parecem os chapotos que nascem nos velhos muros, e ainda outras mais pobres com a folha em escama pela haste acima. Estes vastos areais, revestidos às vezes de cabelos de oiro que seguram as dunas, estão todo  o ano a concentrar-se para em Agosto sair daquela secura e do amargo do sal, um lírio branco que os perfuma, dura algumas horas e logo desaparece.
 Raul Brandão, in Os Pescadores, 1923, Livraria Bertrand

terça-feira, 4 de julho de 2017

Um Mar com melodia

Tu ficaste 
e contudo...no âmago da alma
Impassível            
ontem, hoje, amanhã...sempre,
como um enigma.
restará o mar...
o mar que se espraia em tua vida
o mar que salga os teus pés e lava a tua alma
o mar onde teu sonho desde sempre singra os mares
navegando nas trirremes e nas galeras  do Mar Egeu
nos galeões de todas as bandeiras
no convés movimentado dos paquetes
na proa das chalupas na costa americana do Pacífico
nos grandes vapores oceânicos que riscaram os mares no século passado
na navegação de cabotagem
e no longo curso dos modernos navios mercantes.

Ah... o mar... 
o mar onde teu olhar navega em tudo que flutua
o mar onde um dia teu sonho buscou um capitão                                                                                                                       
o mar que ainda te espera
o mar...
sempre o mar (...)
                   Curitiba, Janeiro de 1965
Manoel de Andrade, in " Cantares", Escrituras Editores, São Paulo, Brasil

Vivem-se tempos difíceis no Brasil. Um país de grandes poetas, escritores e intelectuais . Um país imenso que solta o coração quando canta. Um país de vozes magníficas que emprestam à música tonalidades tão diferentes e ricas .  
Hoje  rendemo-nos a essas vozes para  celebrar a Música Brasileira, neste mês de Julho.

Maria Bethania , em " Sensivel demais".

Nana Caymmi , em "Dois Corações" .


Caetano Veloso, Gilberto Gil, Ivete Sangalo , em  Se Eu Não Te Amasse Tanto Assim. (C) 2012 TV Globo.

Caetano Veloso, Gilberto Gil, Ivete Sangalo,  em  Você É Linda. (C) 2012 TV Globo.

segunda-feira, 3 de julho de 2017

Gente

Gente
Por Carlos Drummond de Andrade
"Fui levar ao aeroporto o meu amigo Carlos Manuel. Trata-se de um inveterado viajante, mas que realiza sempre o mesmo percurso aéreo. Já viajava antes de ser, e conservou o hábito. Há em seu passaporte apenas dois carimbos, invariavelmente repetidos. Porque já o conheçam bastante, ou por um segundo motivo, que se deduzirá no fim, as autoridades aeronáuticas, alfandegárias e policiais não o convidam a identificar-se (e se o fizessem não seriam atendidas, pois meu amigo é displicente e omisso em muitas situações civis). Ele chega ao país e sai com desembaraço, embora sem arrogância, abstendo-se de fazer qualquer declaração. Costuma bocejar diante das formalidades, e se alguém de mais préstimo se dispõe a cumpri-las em sua intenção, isso é lá com a pessoa. O céu constitui a rua entre duas casas, e não vai um cristão incomodar-se toda vez que precisa sair de um domicílio e entrar noutro.
Alheia-se totalmente da organização política das duas nações, mas tira da vida cotidiana de ambas boa parte de seus interesses. Está muito ligado ao povo, com quem mantém contato direto e espontâneo, aprazendo-se na companhia de empregadas domésticas, sorveteiros, jornaleiros, estafetas, operários de construção civil, e outros ramos (sem ser demagogo). E não desdenha o convívio com as classes mais favorecidas, cujos salões frequenta moderadamente, não sendo raro vê-lo deixar o living de uma casa amiga para se dirigir aos fundos e ali estabelecer relações cordiais com o pessoal de serviço.
Dono de insaciável curiosidade intelectual, meu amigo é dos que pretendem aprender tudo e o mais depressa possível, resultando daí certa confusão encantadora entre os materiais do seu saber, a começar pelo veículo do pensamento, que engloba dois modos distintos de falar. Não se sabe onde acaba uma língua e começa outra. Há meses em que tem predominância um idioma, com sua estética e psicologia próprias; em outros períodos, as peculiaridades da segunda fala se destacam, quando não se mesclam às da primeira, de forma arbitrária, mas imperiosa; e nesse último caso, os lábios do meu amigo deixam escapar qualquer coisa como o sabir, o pidgin-English ou o broken English, uma dessas línguas mistas que, segundo Vendryes, resultam da fusão de dois ou mais idiomas, e que, desprovidas de morfologia característica, não podem ser reivindicadas por nenhum dos idiomas componentes — verdadeiro caso de hibridação linguística.
Nossa profunda e leal amizade não é isenta de corisco e chuva miúda, mas logo o tempo clareia, e reconhecemos a mútua boa-fé. Se uma vez, magoado pela injustiça, me anunciou seu intento de voar no mesmo dia para a outra cidade, e lá apanhar uma “escopeta” com que “mataria mi corazón”, a verdade é que, um instante depois, revelava que isso era “de broma”. E sou obrigado a confessar que frequentemente me acusa de falta de juízo, pelos riscos físicos a que o exponho oferecendo-lhe objetos de uso perigoso que, por incapacidade de escolher presentes adequados, me parecem os mais festivos e recomendáveis às pessoas de minha estima.
Não costuma contar-me sua vida, embora conte a minha a terceiros, e certa vez uma senhora abordou-me, sorrindo: “Já sei que esta manhã não ficou nada satisfeito, porque a crónica não saiu boa; o Carlos Manuel me contou”. Conspirasse eu contra o regime, e estaria bem arranjado, pois é comum o meu amigo chegar a uma assembleia e dizer: “Sabem quem foi ver ontem o cda? Chico Barbosa”. A feijoada, a vitrola que não funciona, um dinheiro que entrou a mais, uma calça que se rasgou, tudo são factos que atravessam o sigilo familiar e se expõem ao olho público. E o que em outros seria indiscrição, nele é uma forma de gostar e louvar. Finalmente, o narrador se esquece do que contou. Ao mesmo tempo, conta-me histórias absurdas, que não aconteceram “no corpo”, mas que, ao serem contadas, acontecem. E não é mentiroso nem poeta, mas natural.
Sonha muito e dorme pouco. De sua luta com o sono falarei na próxima. Idade do meu amigo: quatro anos e três caramelos[1]."
Carlos Drummond de Andrade, no livro "Fala, amendoeira". São Paulo: Companhia das Letras, 2012.
[1] - Carlos Manuel Graña Drummond, neto mais velho de Drummond.

domingo, 2 de julho de 2017

Ao Domingo Há Música

"Idos os lírios, eis que floresciam as chagas, emurchecidas as rosas-chã, eis que as amoras silvestres escureciam, tudo se ia sucedendo, ora estava ali, ora deixava de estar, desaparecia e na altura  certa regressava, e mesmo os dias angustiantes e singulares  - em que o vento frio soprava com ruído por entre o abeto e em que por todo o jardiim  as folhas secas e fenecidas  palidamente restolhavam -, mesmo esses dias traziam consigo uma canção, uma experiência emocionante, uma história, até por fim tudo voltar a perecer, submerso, até a neve  cair diante das janelas e florestas inteiras de palmeiras se formarem nas vidraças, até anjos com campainhas prateadas esvoaçarem pelo fim da tarde o corredor e o chão da casa se encherem com a fragância da fruta seca. Naquele mundo bom  jamais a amizade e a confiança se extinguiram  , e quando , inesperadamente , as câmpanulas brancas resplandeciam  uma vez mais   junto à folhagem negra da hera e as primeiras aves atravessavam novas e cerúleas alturas , era como se sempre e sem cessar tudo assim tivesse sido."
Hermann Hesse, in Contos Maravilhosos, Publicações Dom Quixote, p.187


Neste primeiro Domingo de Julho,  o calor renova-se e revela o eterno devir cíclico da natureza. O verão acumula os frutos e as árvores fazem promessa de um outro retorno. Há  sempre uma canção que conta uma história  que se expande em sons que nos leva à longeva e surpreendente  memória do tempo. 
Fox Amoore, em The Voice of Sinnah ,do  Álbum Legends of Valanor

sábado, 1 de julho de 2017

Meu país

Azenhas do Mar - Sintra, Portugal
Meu País Desgraçado

Meu país desgraçado!…
E no entanto há Sol a cada canto
 e não há Mar tão lindo noutro lado.
 Nem há Céu mais alegre do que o nosso,
 nem pássaros, nem águas…

Meu país desgraçado!…
Porque fatal engano?
 Que malévolos crimes
 teus direitos de berço violaram?

 Meu Povo
 de cabeça pendida, mãos caídas,
 de olhos sem fé
— busca, dentro de ti, fora de ti, aonde
 a causa da miséria se te esconde.

 E em nome dos direitos
 que te deram a terra, o Sol, o Mar,
 fere-a sem dó
 com o lume do teu antigo olhar.

 Alevanta-te, Povo!
 Ah!, visses tu, nos olhos das mulheres,
 a calada censura
 que te reclama filhos mais robustos!

 Povo anémico e triste,
 meu Pedro Sem sem forças, sem haveres!
— olha a censura muda das mulheres!
 Vai-te de novo ao Mar!
 Reganha tuas barcas, tuas forças
 e o direito de amar e fecundar
 as que só por Amor te não desprezam!
Sebastião da Gama, in 'Cabo da Boa Esperança', Edições Ática