quinta-feira, 9 de outubro de 2014

Modiano, Prémio Nobel da Literatura

A Academia Sueca atribuiu nesta quinta-feira o Prémio Nobel da Literatura ao escritor francês Patrick Modiano.

CONSÉCRATION - L'auteur français est récompensé pour "l'art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l'Occupation".
"On connaît désormais le nom du prix Nobel de littérature. C'est Patrick Modiano qui succède à la Canadienne anglophone Alice Munro. L'annonce est tombée jeudi à 13h après des semaines de spéculation. M. Modiano, qui devient le quinzième auteur français à recevoir la distinction, a été récompensé pour "l'art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l'Occupation", a indiqué l'Académie suédoise dans un communiqué. Toute l'oeuvre de Patrick Modiano est centrée sur le Paris de la Seconde Guerre mondiale. Le romancier y dépeint le poids des événements tragiques d'une époque troublée sur le destin de personnages ordinaires. Le nom du lauréat a été révélé dans la salle de la Bourse, en Suède. Cinq des 210 candidatures avaient été retenues par le jury.
L'Académie n'a pas réussi à joindre le candidat avant l'annonce. Le secrétaire perpétuel de l'Académie suédoise Peter Englund a indiqué à la télévision publique suédoise SVT que l'institution n'avait pas réussi à joindre le lauréat avant d'annoncer le vainqueur de ce prix."Europe 1

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 En 1978, Patrick Modiano avait reçu le Prix Goncourt pour "Rue des boutiques obscures"


Patrick Modiano
Patrick Modiano - Photo : Patrick Swirc pour Télérama

Patrick Modiano, prix Nobel de littérature
Entretien | L'écrivain français Patrick Modiano reçoit le prestigieux Prix Nobel de littérature ce jeudi 9 septembre. Lui, qui avait déjà obtenu le prix Goncourt en 1978 avec “Rue des Boutiques Obscures”, nous recevait récemment à l'occasion de la sortie de son dernier roman, “Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier”. Il nous confiait notamment préférer parler de ses livres plutôt que de lui-même.
Le Nathalie CromTélérama n° 3377
"En 1968, un grand jeune homme embarrassé faisait une apparition remarquée sur la scène littéraire et médiatique : Patrick Modiano publiait La Place de l'étoile. Premier jalon d'une bibliographie qui, près d'un demi-siècle plus tard, s'offre à lire non pas comme une succession de romans, les uns aux autres étroitement apparentés et composant ensemble une recherche du temps perdu, mais plutôt comme un long poème dont chaque nouvel opus serait une strophe supplémentaire. Ou une variation sans cesse recommencée, autour de motifs récurrents : le Paris de l'après-guerre où il a grandi, une enfance auprès de parents défaillants, une adolescence solitaire et clandestine... Du passé, Patrick Modiano a certes fait son matériau poétique, mais l'étiquette de « nostalgique », dont on l'affuble trop souvent, lui va fort mal. Rêveuse, grave, parfaitement singulière, imperméable aux modes esthétiques, son oeuvre défie le passage des années. Et lui occupe une place à part dans le paysage. Un homme secret, parfaitement rétif aux confidences, et un écrivain imperturbable, sûr de son fait et de son geste, que nous avons rencontré à l'occasion de la parution de Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, son nouveau roman.
Vous avez confié parfois que vous auriez aimé écrire des romans policiers. Ce nouveau livre en est un, ou presque...
Oui, j'ai toujours eu l'envie, la nostalgie de pouvoir écrire des romans policiers. Ou des séries, comme faisait Georges Simenon, qui donnait un nouveau roman tous les mois. Au fond, les thèmes principaux des romans policiers sont proches de ceux qui m'obsèdent : la disparition, les problèmes d'identité, l'amnésie, le retour vers un passé énigmatique. Le fait, aussi, de proposer souvent différents témoignages contradictoires sur une personne ou sur un événement me rapproche du genre. Mon goût pour ce type d'intrigues s'explique aussi par des raisons intimes. Rétrospectivement, il me semble que des épisodes de mon enfance ont ressemblé à un roman policier. A certains moments, j'ai été entouré de personnes et d'événements très énigmatiques. Les enfants ne se posent pas tellement de questions sur le moment, tout leur semble naturel. Mais c'est un peu plus tard, lorsque le temps a commencé à s'écouler, qu'on se retourne vers le passé en se demandant : mais que se passait-il au juste ?
                                                             “Je n'écris pas vraiment des romans, 
                                                              plutôt des choses un peu bancales.”
Pourquoi n'avoir jamais écrit alors de roman policier ?
Le roman policier induit une sorte de réalisme, voire de naturalisme, et une structure narrative assez rigide et efficace. Il n'y a pas de place, dans sa facture, pour le côté fluide de la rêverie, il faut être un peu terre à terre, ou didactique, afin que les pièces du puzzle s'emboîtent. A la fin d'un roman policier, il y a une explication, une résolution. Cela ne convient pas quand on veut, comme moi, décrire un passé morcelé, incertain, onirique. D'ailleurs, je n'écris pas vraiment des romans au sens classique du terme, plutôt des choses un peu bancales, des sortes de rêveries, qui relèvent de l'imaginaire.
Vous souvenez-vous de la toute première idée qui a conduit à ce nouveau roman ?
J'ai retrouvé un jour une note que j'avais prise très jeune, à l'âge de 12 ou 13 ans, dans laquelle je disais déjà vouloir essayer d'écrire quelque chose qui soit un mélange du Grand Meaulnes et du roman noir à la Peter Cheyney. Cela à partir d'un moment trouble de mon enfance, quelques années plus tôt, où je vivais dans les environs de Paris, en Seine-et-Oise, dans une banlieue encore très campagnarde, avec dans les environs un château en ruine qui évoquait le roman d'Alain-Fournier. Mes parents étaient absents, les personnes chez qui j'habitais étaient un peu louches, le climat était étrange. Dans un livre qui s'appelle Remise de peine, il y a vingt-cinq ans, j'avais déjà évoqué ces instants.
Vous vous situez pourtant loin de l'autobiographie...
Il ne s'agit jamais pour moi de me plonger de façon narcissique dans mon enfance. Je n'écris pas pour parler de moi ou essayer de me comprendre. Ni pour reconstituer les faits. Il n'y a aucun désir d'introspection. Non, j'ai juste été marqué durant l'enfance par une atmosphère, un climat, parfois des situations, dont je me suis servi pour écrire des livres. Mais en quittant le plan autobiographique pour me situer sur celui de l'imaginaire, du poétique, avec quelques événements de mon enfance pour matrice. Des choses parfois dérisoires, insignifiantes, sans doute pas si mystérieuses, au fond. Je me souviens par exemple que, dans les premiers magazines d'actualité que j'ai eus entre les mains vers l'âge de 10 ans et que je lisais en cachette, j'étais tombé sur la photo d'une jeune femme jugée aux assises pour avoir tué son amant, un étudiant en médecine. Ce visage m'avait tellement imprégné que, des années plus tard, je l'ai reconnue un jour où je marchais rue du Dragon, à Paris. Je ne cherche pas à savoir pourquoi ce visage m'a frappé, ce qui m'importe, c'est qu'il me projette dans une rêverie.
De la même façon, les questions qu'enfant je me posais sur mes parents et leurs attitudes étranges, sur les personnes troubles qui les entouraient, sur l'Occupation, que je n'ai pas connue mais qui était très présente pour moi comme pour tous ceux de ma génération... tout cela, je n'ai pas cherché à l'expliciter, mais à le déplacer sur un plan poétique. Les événements n'ont pas d'intérêt en eux-mêmes, mais ils sont comme réverbérés par l'imaginaire et la rêverie. Par la manière dont on les a rêvés, dont parfois on les a mélangés et amalgamés, on a mis sur eux une sorte de phosphorescence, ils sont métamorphosés. En écrivant ainsi, j'ai l'impression d'être plus proche de moi-même que si j'écrivais d'un simple point de vue autobiographique.
                                                                           “On peut penser que j'écrirai
                                                                            toujours sur les mêmes thèmes.”
Dans votre oeuvre, seul Un pedigree relève strictement de l'autobiographie ?
Oui, on peut considérer les choses ainsi. Pourtant, bizarrement, c'est un livre où je ne parle pas de choses ou de gens très intimes. En fait, j'ai écrit ce livre pour me délester de ce qui m'avait été imposé dans la vie : mes parents, les personnes qu'on a autour de soi lorsqu'on est enfant et adolescent, qu'on n'a pas choisies mais qui sont là et vous contraignent ou vous pèsent. Je voulais vraiment m'en débarrasser, comme on le fait d'un corps étranger. Je l'avais écrit après avoir lu un ouvrage où il était question de moi, qui comportait beaucoup d'inexactitudes. J'avais décidé, à titre documentaire et à mon seul usage, de dresser une sorte de mémorandum, très factuel et très précis, de mon enfance et mon adolescence. Au bout de dix ans, je l'ai retravaillé pour qu'il soit publié. Ça a donné ce livre lapidaire, sommaire, Un pedigree, qu'un temps j'ai regretté d'avoir publié, justement à cause de ce côté factuel et autobiographique. Puis il s'est passé un phénomène bizarre : ce livre a été comme aspiré par mes autres livres, il ne s'en dissociait pas, il était comme un squelette de mes autres livres.
A force de revenir sans cesse sur les mêmes motifs, avez-vous parfois eu peur que votre imaginaire soit tari ?
Ce n'est qu'a posteriori qu'on s'aperçoit qu'on reprend toujours des thèmes, des images sur lesquels on a déjà écrit. Cela se fait de façon inconsciente, mais il arrive un moment où, à force que ça se répète et que ça se recoupe, on craint que ça ne marche plus. Faulkner disait qu'écrire c'est épuiser un rêve. On peut éviter cet épuisement. Pour ce nouveau roman, dont j'avais déjà utilisé les éléments de l'intrigue dans Remise de peine, je savais, instinctivement, qu'il me fallait trouver un nouveau point de vue. Alors il n'y a plus de « je », il s'agit d'un récit à la troisième personne. Et les événements sont envisagés à partir du présent, du début du xxie siècle, soit un demi-siècle après qu'ils se sont produits. On peut penser que j'écrirai toujours sur les mêmes thèmes, toujours ces « trucs » venus de mon enfance, mais selon des points de vue qui évoluent.
Vous écrivez depuis près de cinquante ans, et il semble que vous avez traversé toutes ces années, et les différents courants esthétiques qui se sont succédé, sans en être affecté. Qu'en est-il ?
Dans les années 1960, les gens de ma génération qui aspiraient à écrire ne s'intéressaient pas tellement au roman, aux choses purement littéraires. Quand j'ai commencé, eux se tournaient plutôt vers les sciences humaines. Il me semble qu'ils avaient besoin de maîtres, d'être intellectuellement stimulés et guidés, alors ils sont devenus disciples de Barthes, ou de Foucault, ou d'Althusser. Moi, j'avais déjà une vision de romancier, qui m'a toujours tenu à l'écart des théories. Ces maîtres-là m'intéressaient comme personnages, je m'attachais aux détails de leurs attitudes, à leur personnalité, mais pas du tout à leur pensée. Je me souviens d'avoir croisé un jour, par hasard, Jacques Lacan, et d'avoir observé ses gestes, sa voix, sa manière de parler. Cela peut paraître un peu frivole, je l'admets...
                                                         “La psychanalyse n'est pas liée
                                                          pour moi à l'idée de thérapie.”
La psychanalyse ne vous a jamais attiré ?
La psychanalyse ressemble parfois à un roman policier : quelque chose est caché qu'on ne veut pas, ou qu'on ne peut pas voir, alors on attend de découvrir ce qui va surgir du processus analytique. C'est assez proche de l'enquête. J'ai été frappé aussi par certaines notions comme celle des souvenirs écrans, par lesquels on peut dissimuler un souvenir trop pénible en lui en substituant un autre, moins difficile à vivre. Mais il s'agit, là encore, d'un regard de romancier — la psychanalyse n'est pas liée pour moi à l'idée de thérapie. Par ailleurs, même si des écrivains se sont fait psychanalyser — à commencer par Raymond Queneau, dont j'ai été très proche —, il me semble, moi, que celui qui écrit a besoin que subsiste une certaine opacité. Besoin de ne pas comprendre tout à fait. Comme s'il était dans une sorte de demi-sommeil : si on le réveille, ça risque de s'évanouir.
Le personnage central de votre nouveau roman, Jean Daragane, ne lit plus que l'Histoire naturelle de Buffon. Est-ce aussi votre cas ?
Il regrette de ne pas s'être davantage intéressé à ces sujets — les animaux, les arbres... — durant sa vie. Je ne pense pas comme lui. Dans mes lectures, je suis allé toujours vers des univers qui m'étaient étrangers, que je ne connaissais pas — les grands romans russes ou anglais, par exemple, qui se situent à la campagne. Mais c'est vrai qu'on regrette parfois de n'avoir pas assez observé les choses. Ou de ne pas avoir écrit sur elles. Ainsi, adolescent, alors que j'allais de pensionnat en pensionnat, j'ai regardé de près la vie se dérouler dans des villes de province, telles qu'elles n'existent plus aujourd'hui. J'aurais pu écrire là-dessus. Mais je ne l'ai pas fait. J'aurais dû pour cela adopter sans doute une forme romanesque plus classique, disons à la Mauriac. Mais on est un peu prisonnier de son registre, et de son enfance, de ce qu'on a vu, des lieux où on a vécu.
                                                       “Ce n'est qu'avec les années
                                                        que j'ai appris à aérer mes romans.”
L'écriture est-elle une activité agréable ?
Ce que j'aime, dans l'écriture, c'est plutôt la rêverie qui la précède. L'écriture en soi, non, ce n'est pas très agréable. Il faut matérialiser la rêverie sur la page, donc sortir de cette rêverie. Parfois, je me demande comment font les autres ? Comment font ces auteurs qui, comme Flaubert le faisait au xixe siècle, écrivent et réécrivent, refondent, reconstruisent, condensent à partir d'un premier jet dont il ne reste finalement rien ou presque dans la version finale du livre ? Ça me semble assez effrayant. Personnellement, je me contente d'apporter des corrections sur un premier jet, qui ressemble à un dessin qui aurait été fait d'un seul trait. Ces corrections sont à la fois nombreuses et légères, comme une accumulation d'actes de microchirurgie. Oui, il faut trancher dans le vif comme le chirurgien, être assez froid vis-à-vis de son propre texte pour le corriger, supprimer, alléger. Il suffit parfois de rayer deux ou trois mots sur une page pour que tout change. Mais tout ça, c'est la cuisine de l'écrivain, c'est assez ennuyeux pour les autres...
Dans mes premiers livres, il n'y avait jamais de chapitres, de retours à la ligne, de respiration. A posteriori, je me suis demandé pourquoi, et j'ai compris que l'écriture s'accommode mal de la jeunesse. Sauf dans le cas d'un génie poétique précoce, comme Rimbaud. Ecrire très jeune, c'est être soumis à une tension qu'on ne sait pas manier. Regardez ces déménageurs capables de porter sur les épaules et le dos des poids inhumains, parce qu'ils savent quelle posture leur corps doit adopter pour cela. Ecrire, c'est pareil : il faut trouver la posture. Au début, je n'y arrivais pas, j'étais crispé, tendu, ce n'est pas si facile de se concentrer. De plus, il y a comme une déperdition d'influx nerveux entre le cerveau et la main : on pense à des choses qui vous stimulent, et quand on se met à écrire, d'une certaine manière, c'est déjà trop tard, vous avez perdu l'influx nerveux, vous êtes comme ces canards dont on a coupé le cou et qui continuent à courir alors qu'ils n'ont plus de tête.
Ce n'est qu'avec les années que j'ai appris à gérer cela, à me détendre un peu, à aérer mes romans. Ecrire n'est pas vraiment plus facile, mais on dispose de techniques qui font que, quand même, on y arrive mieux. Même si, parfois, je me dis aussi qu'il y a un côté anachronique dans l'écriture, la lenteur qu'elle suppose, alors même que tout va tellement vite aujourd'hui, tout s'est accéléré autour de l'écrivain qui, lui, continue à son rythme.
Quelle relation entretenez-vous avec vos lecteurs ?
C'est émouvant d'avoir des lecteurs. C'est merveilleux, on a l'impression qu'on peut communiquer. En fait, à chaque livre, il se passe ce drôle de phénomène, un peu désagréable : quand vous l'avez fini arrive un moment brutal où le livre veut littéralement couper les ponts, se débarrasser de vous. On ne peut pas être son propre lecteur. Votre livre terminé est devenu un objet, une sorte de magma un peu pâteux, une masse informe dont vous avez une vision de détails, mais pas de vue d'ensemble. Et c'est le lecteur qui va le révéler, comme cela se passe en photographie. Le livre n'appartient plus à celui qui l'a écrit, mais à ceux qui le lisent."
Patrick Modiano en quelques dates
1945 Naissance à Boulogne-Billancourt.
1968 Parution de La Place de l'étoile , son premier roman.
1974 Sortie de Lacombe Lucien, le film de Louis Malle dont il a coécrit le scénario.
1978 Rue des Boutiques Obscures obtient le prix Goncourt.
1997 Parution de Dora Bruder.
2005
Un pedigree

Ponto final

Ponto final
por Baptista-Bastos
"Durante sete anos, às quartas-feiras, publiquei no Diário de Notícias, a convite expresso de João Marcelino, uma crítica de costumes e hábitos. Foram sete anos excelentes, de trabalho entendido como tal, e de uma estima comum que se converteu em amizade. Marcelino é um jornalista com os princípios marcantes de outro tempo, de integridade a toda a prova e de uma cortesia e camaradagem que se perdeu quando as palavras foram substituídas por números, e quem dirigia foi trocado por porta-vozes estipendiados. Como a personagem de Sartre, "je suis irrécuperable" na certeza das minhas convicções sem certezas absolutas. Vivo, ainda hoje, sob o fascínio das palavras e do seu poder subversivo. João Marcelino pertencia, e pertence, a essa estirpe de jornalistas conhecedora de que só as palavras aproximam os homens e nos ensinam da sua imperfeita grandeza. Ele e a sua equipa fizeram de um jornal cinzento, pusilânime e obediente um empreendimento cultural honrado e limpo. Honro-me de ter participado no projecto a que já não pertenço por motivos a que sou alheio.
Fui posto fora, mas não das palavras. Vou com elas, velhas amantes, para aonde haja um jornal que as queira e admita a indignação e a cólera como elementos de afecto, e sinais de esperança, de coragem e de tenacidade. Nunca João Marcelino admitiu recados nem aceitou encomendas enviesadas tendentes a amenizar o texto, portanto as ideias, do seu colaborador. Nos tempos que correm, o que em outros anteriores seria normal é, agora, virtude e coragem. Estou-lhe grato pela rectidão de carácter, tantas vezes demonstrada.
Claro que também tive o suporte de milhares de leitores. O número foi crescendo na medida em que eles percebiam que o autor não envilecera com a idade nem amolecera as indignações com o peso e as ameaças da época sombria. Na edição digital do DN, as minhas crónicas chegaram a obter 15 mil visualizações, dezenas de impressões e de envios. Admiti, tola soberba!, que havia quem encontrasse nas palavras semanais uma ração de esperança, um apelo à não desistência e um aceno de confiança na força interior de cada um. Apenas relato, não lamurio. Mas não posso calar o que me parece um acto absurdo, somente justificado pelas ascensões de novos poderes. Porém, esses novos poderes são, eles próprios, transitórios pela natureza das suas mediocridades e pelo oportunismo das suas evidências.
As palavras, meus dilectos, nunca são uma memória a fundo perdido. A pátria está um pouco exausta de tanta vilania, mas não soçobra porque há quem não queira. Se me aceitarem, estou entre esses. Não quero nem posso pôr um derradeiro ponto final no texto sem o dedicar a todos os que fizeram do Diário de Notícias o jornal que tem sido. E aos leitores que o ajudaram a ser."
Baptista-Bastos, em Artigo de Opinião publicado no jornal Diário de Notícias , em 8.10.2014.

Nota: A Baptista-Bastos agradecemos todas as singulares Crónicas que produziu ao longo destes anos. A nossa indignação por toda esta pobreza que está a grassar neste Portugal que tão liberto se julgava dos vários tipos de lápis azul.
Jornalista e escritor, homem da palavra, Baptista-Bastos atingiu o patamar dos eleitos de quem o lê e estima. Estamos com ele.

quarta-feira, 8 de outubro de 2014

Gilgamesh

A floresta de cedros
«Ninsun foi ao seu quarto, vestiu um vestido que lhe ficava bem, pôs jóias que lhe embelezavam o peito, colocou uma tiara na cabeça e as suas saias varriam o chão. Então subiu ao altar do Sol, que era no telhado do palácio; queimou incenso e levantou os braços para Shamash enquanto o fumo subia:
«"Ó Shamash, porque deste tu este inquieto coração a Gilgamesh, meu filho? Porque lho deste? Tu o inspiraste, e agora eis que parte para uma longa viagem para a terra de Humbaba, a viajar por uma estrada desconhecida e a travar uma singular batalha. Portanto, desde o dia em que partir até regressar, até que chegue à floresta de cedro, até que mate Humbaba e destrua o mal, que tu, Shamash, abominas, não te esqueças dele; mas que a alvorada, Aya, a tua noiva querida, to recorde sempre; e, quando o dia cair, entrega-o ao vigilante da noite que o guarde do mal." (...) 
«Juntos [Gilgamesh e Endiku] desceram à floresta e chegaram à montanha verde. Ali pararam e ficaram tomados de mudez; pararam e contemplaram a floresta. Viram a altura do cedro, viram o caminho para a floresta e o carreiro onde Humbaba costumava passear. O caminho era largo e fácil de percorrer. Contemplaram a montanha de cedros, a morada dos deuses e o trono de Ishtar. A grandeza do cedro erguia-se diante da montanha, a sua sombra era bela e reconfortante; montanha e clareira eram verdes de mato.
«Então Gilgamesh abriu um poço antes do pôr do Sol. Subiu ao alto da montanha e espargiu farinha fina no chão, dizendo:
"Ó montanha, morada dos deuses, traz-me um sonho favorável."» in "Gilgamesh", versão de Pedro Tamen do texto inglês de N. KSandars,Vega


Sobre o livro

"A epopeia de Gilgamesh é um antigo poema épico da Mesopotâmia, sendo uma das primeiras obras conhecidas da literatura mundial. Acredita-se que na sua origem estejam diversas lendas e poemas sumérios sobre o mitológico deus-herói Gilgamesh, que foram reunidos e compilados no século VII a. C. pelo rei Assurbanipal. Recebeu originalmente o título de Aquele que Viu a Profundeza (Sha naqba īmuru) ou Aquele que se Eleva Sobre Todos os Outros Reis (Shūtur eli sharrī).
A sua história gira em torno da relação entre Gilgamesh e seu companheiro íntimo, Enkidu, um homem selvagem criado pelos deuses, para distrair o primeiro e evitar que ele oprimisse os cidadãos de Uruk. Juntos passam por diversas missões, que acabam por descontentar as divindades. A parte final do épico é centrada na reacção de Gilgamesh à morte de Enkidu, que acaba por tomar a forma de uma busca da imortalidade."


Sobre o tradutor
"Pedro Mário Alles Tamen nasceu em Lisboa, em 1934, e estudou Direito na Universidade de Lisboa. Entre 1958 e 1975 foi director da (extinta) editora Moraes e depois assumiu o lugar de administrador da Fundação Calouste Gulbenkian, até 2000. Foi também presidente do P.E.N. Clube Português e membro da direcção e presidente da assembleia geral da Associação Portuguesa de Escrito-res. A sua obra literária inclui diversos livros publicados e alguns dos seus poemas estão traduzidos em mais de uma dezena de línguas. Paralelamente à sua actividade de escritor tem desenvolvido uma intensa actividade de tradutor literário pela qual foi diversas vezes premiado."
Tabuinha da Epopeia de Gilgamesh ,
descrevendo o 
dilúvio em acádio.

terça-feira, 7 de outubro de 2014

Uma anarquia portuguesa.

 “Tão regrada, regular e organizada é a vida social portuguesa que mais parece que somos um exército do que uma nação de gente com existências individuais. Nunca o português tem uma acção sua, quebrando com o meio, virando as costas aos vizinhos. Age sempre em grupo, sente sempre em grupo, pensa sempre em grupo. Está sempre à espera dos outros para tudo.
Somos incapazes de revolta e de agitação. Quando fizemos uma "revolução" foi para implantar uma coisa igual ao que já estava. Manchámos essa revolução com a brandura com que tratámos os vencidos. E não nos resultou uma guerra civil, que nos despertasse; não nos resultou uma anarquia, uma perturbação das consciências. Ficámos miseravelmente os mesmos disciplinados que éramos.
Trabalhemos ao menos - nós, os novos - por perturbar as almas, por desorientar os espíritos. Cultivemos, em nós próprios, a desintegração mental como uma flor de preço. Construamos uma anarquia portuguesa.”
Fernando Pessoa, O Jornal, 8-4-1915 (excertos), in "O Banqueiro Anarquista",  Ed.Antígona

segunda-feira, 6 de outubro de 2014

A Náusea

A Náusea
              
Nasceste moribundo
na gradual asfixia dessas horas...
a atmosfera atômica foi teu regalo
tua primavera deflorada.
Tiveste,
no caminho luminoso da aventura,
a inconsciência da angústia e do impasse.
Amaste adejadas crianças
com suas boquinhas de flauta
e em todos os seres  amaste a missão da poesia.

Agora  porém,
o tempo da pátria
é um mandato de silêncio
e tu,
vertiginosamente,
amadureces teu grito.

Cada dia,
mais e mais,
pesa-te o cansaço,
o viscoso cansaço de hospedar um coração calado,
de fingir diante do ultraje dos decretos,
de espiar-te como uma inalterável crisálida.
Em tuas  vísceras
borbulha um legítimo vômito,
pela condição de viveres num tempo de fezes
de cínica injustiça e maus pressentimentos.

Subitamente
conheces a própria definição:
um obelisco de náusea,
eis tua espantosa estrutura.

Tu te ergueste em náusea
contra a inconfessável cumplicidade dos homens,
tu herdaste a náusea
a nauseabunda náusea medieval deste século.
Tua tese será:
A náusea
cratera de pânico
na expressão poética do mundo.

A náusea
              enigma manso como um poste
a  náusea
              herança alarmante para os que estão nascendo
a  náusea
              pacto injusto do opressor contra o oprimido
a náusea
              contra o famélico cancro racista
a náusea
              contra os réus de  Nurembergue
a  náusea
              contra o delito de Hiroshima
a náusea
              contra o muro de Berlim
a náusea
             contra a retórica paz dos tratados
a  náusea   
              contra as tréguas violadas
a náusea
              contra a guerra fria
a náusea
              contra os gatilhos dessa  paz armada
a  náusea
              contra o polvo imperialista num tempo planetário
a náusea
              contra a invasão do Vietnam
a náusea
              contra o isolamento continental de um povo
a  náusea
              contra uma organização interamericana de fantoches
a  náusea
              contra o quartelaço sobre a pátria
a  náusea
              contra o desterro dos heróis
a  náusea
              contra os cárceres da neo-inquisição
a  náusea
              contra as acusações inquestionáveis
a  náusea
              contra a angústia  de um povo silenciado

Como uma ameaça  imprevisível
a náusea toma conta do país.
Sanciona um outro calendário para os nossos dias,
e ele marca o medo,
a desesperança
e o silêncio.
Agora o nosso sonho é uma opção mortal
e ante a  expectante  bússola do tempo
a liberdade treme em nosso gesto
quando o artefato da arte é fato
é cântico de protesto.

Eis a mensagem humana
e sem meiguice
de um tempo já sem templo.
E tu, entre tantos,
saberás conter essa indignação
somente no lirismo dos teus versos,
ou irás colar teu escarro no pátio sangrento dos quartéis?

Agora e mais que nunca
escava uma trincheira no teu peito e canta
canta, canta sempre
canta para saudar a vida
canta para hastear um sonho
e, como uma cigarra, canta até morrer.

A ti compete esgrimir o invencível gume do poema
e retalhar as forças mal-armadas.
Tu tens a panacéia da palavra
para aliviar as equimoses deste povo.

Com o arco luminoso do teu canto
lança tua flecha peregrina
buscando o arcano mundo dos iguais.
Fecundarás o tempo com a lírica semente da esperança
e mesmo solitário, silenciado ou esquecido
terás anunciado a primavera
porque ousaste sonhar a despeito da alienação e da descrença.

Eis o ar que tu respiras
teu mastro e o teu pendão.                                                             
E nas entrelinhas dos teus versos
recrutarás  o amor e a liberdade
para que possam,  os que virão,  pressentir essa beleza,
essa flor inadiável
desabrochando enfim no coração dos homens.

                                                                       Curitiba,Outubro de 1965
Manoel de Andrade, in “Poemas para a Liberdade “, Edição bilíngue, Editora Escrituras, S. Paulo, Brasil

domingo, 5 de outubro de 2014

Ao Domingo Há Música

Sonhar

"Quero mais do que nunca
 Sonhar
 Habitar um espaço que existe
 Entre presença e ausência
 Ausência
 Serenamente exaltante
 Presença
 Não minha
 Quase nada

Quero regressar ao sonho
 Espaço
 Que se me abre apenas
 Quando sei abrir-me
 Abandonar-me

À circular
Linha extasiada do horizonte"

Boston
 23 de Outubro 90
Alberto de Lacerda, in “ Átrio”, edição INCM, Lisboa 1997


As vozes, quando se nos dão em magníficas e gloriosas interpretações, podem levar-nos a esse espaço de sonho para lá da linha extasiada do horizonte. 
Rolando Villazón e  Anna Netrebko  fazem-no primorosamente na canção “Tonight “, do musical “ West Side Story", no  Berlin ConcertWaldbühne, 2006



Anna Netrebko junta-se à extraodinária e talentosa voz de  Andrea Bocelli para  que a sedução permaneça. "Brindisi" de 'La Traviata' de Giuseppe Verdi é a composição que interpretaram nos Classical Brit Awards 2008 , em 8 de Maio de 2008, no Royal Albert Hall, Londres.

sábado, 4 de outubro de 2014

O espaço de todos e de ninguém


O Dia Internacional do Idoso é comemorado anualmente a 1 de Outubro.
Este dia foi instituído em 1991 pela (ONU) Organização das Nações Unidas e tem como objectivo sensibilizar a sociedade para as questões do envelhecimento e da necessidade de proteger e cuidar a população mais idosa.
População idosa em Portugal
"Segundo dados do Eurostat, Portugal será um dos países da União Europeia com maior percentagem de idosos e menor percentagem de população activa em 2050.
O Instituto Nacional de Estatística prevê igualmente que no ano de 2050, um terço da população portuguesa seja idosa e quase um milhão de pessoas tenha mais de 80 anos. Estes cálculos são feitos com base na tendência de envelhecimento da população, resultante do aumento da esperança de vida e da diminuição dos níveis de fecundidade."
Papa Francisco exorta contra o abandono dos idosos.
“O Papa Francisco dedicou a homilia deste domingo ao Dia do Idoso, considerando que a chamada “cultura do descarte”, o abandono dos mais velhos, não é nada mais do que uma «eutanásia disfarçada».
Francisco defendeu os mais idosos, dizendo que aqueles que não têm família devem ser acolhidos em lares, que não devem ser «prisões» mas antes verdadeiras casas, «pulmões de humanidade.Não podem existir centros onde os anciãos vivam esquecidos e escondidos”.
“Devem ser santuários de humanidade onde quem é velho e débil é cuidado como um irmão mais velho”, acrescentou.
Para o papa Francisco, “um povo que não protege os seus avós e não os trata bem é um povo que não tem futuro. Não tem futuro porque perde a memória e separa-se das suas raízes”.
“Uma das coisas mais bonitas numa família é poder acariciar uma criança e deixar-se acariciar pelo avô ou pela avó”, disse.
“A velhice é um tempo de graça, na qual o Senhor nos renova a sua chamada e nos diz que transmitamos a fé, e rezemos e intercedamos por quem tem necessidades”, expressou.
O papa destacou que os idosos são quem tem que “transmitir a experiência da vida, a história da família, da comunidade, de um povo e partilhar sabedoria”.
“Que sorte as famílias que têm os avós perto. Os avós são pais duas vezes”, acrescentou.” Lusa

O Lugar
"Dizer-lhe que naquele  Lugar as pessoas viviam tristes. Que eram apenas mais umas no meio de muitas mais, presentes  e vindouras em constante rotação. Que Genoveva era o terno anjo da morte . Inacreditável. Um autêntico “nonsense” .
Dizer-lhe para quê? Não fora ele o mais amado entre os muito amados? O delfim que sempre a acompanhara até ser atacado pela cegueira do tempo. Dizer-lhe  o quê? Que ali se morria em cada dia. Que ali havia a imagem do aviltamento no rosto  de cada um,  marginalizado por filhos mil.
Dizer-lhe que nada era tão doloroso como a rejeição, como a insensibilidade da imposição que converte gente inteira, lúcida e enraizada em sem-abrigo de casa alheia. Era isso que via naqueles olhos. Ali, não era a casa da vida que cada um vivera. Ali, era a ausência de casa. Era apenas o tecto dos sem-abrigo, dos espoliados. Daqueles a quem fora arrancado o maior vínculo à vida – a pertença, o espaço, a individualidade . As raízes e os laços que os ligam e os situam  num espaço próprio - o de cada um.
Ali, era o espaço de todos e de ninguém. Um espaço vinculativo à condição de hóspede, mas que não vinculava a pessoa que cada um trazia em si. E isso nem Marito, nem os filhos destes pais souberam e saberiam entender.(...)
Claro, que não precisava de nada. Deixara de precisar havia muito tempo. Estava numa situação de nítida vantagem em relação aos outros hóspedes – há muito que era uma sem-abrigo.
Descobrira-o quando entregara a sua casa a este filho. E ali, no Lugar, tinha acabado a diáspora. O abandono já era um fiel  companheiro.  Nada mais havia para descobrir, pois até o esquecimento o vinha já antevendo. Mas isso não a tinha derrotado, nem nunca a derrotaria.(...)

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E o tempo ia passando e nem sempre as descobertas que se apresentavam eram aprazíveis. As mais recentes eram terrivelmente tristes, confrangedoras. E o pior é que apareciam sem que alguém as procurasse.
Naquele dia, falecera a companheira de quarto, Susana Teles Galvão, que sofria de coração. A morte apanhara-a pela manhã, enquanto dormitava.
Desde que chegara ao Lugar, já tinham falecido quatro hóspedes e outros tantos  os haviam substituído.
Agora tinha chegado bem perto, no quarto partilhado. Mal tivera oportunidade de conhecer Susana Galvão, mas ela estivera sempre ali, respirando irregularmente, mas viva.
E era assim o processo vida/morte na nudez total. Um processo rude que ali se expunha “ nu e cru” (...)
Carlos Lacerda fora Embaixador por esse mundo fora. Viajara muito e tivera oportunidade de conhecer as estruturas sociais de diversos países. Ficara fascinado com uma organização que vira na Suécia. Uma sociedade de amigos projectara  uma residência comum para poderem partilhar logo que abandonassem a vida activa , ou seja  logo que  se reformassem. E à medida  que o tempo passava  o número de amigos residentes ia aumentando. A residência estava implantada  também numa grande propriedade e usufruía  de todos os serviços de apoio necessários  que a guindavam a um nível elevado de qualidade. Visitara - a  várias  vezes, pois alguns amigos viviam lá. Ficara surpreendido com o ambiente feliz e calmo que encontrou. E foi assim que começou a cogitar a ideia de fazer da sua propriedade uma residência partilhada, já que habitualmente também a partilhava com os amigos.
Quando aconteceu aquela tragédia com a Emília teve a certeza de que era esse o caminho a seguir. Então, faria a doação salvaguardando os amigos que já viviam no Lugar para que não fosse alterado o seu  “ modus vivendi “ . Foram,  posteriormente, feitas várias obras de adaptação, sem contudo se perder a traça da mansão.
O que não tinha sido previsto, nem sequer imaginado , era  a tristeza apática que se abatia sobre estes hóspedes que ele não conhecia. Não era possível encher a mansão só de amigos como acontecera na Suécia. E a ideia de uma família partilhada fora apenas utopia.
No entanto, jamais ocorrera a Carlos Lacerda que seria possível internar pessoas sem que elas o desejassem ou até sem que elas interviessem nessa decisão. Arrancá-las da sua própria casa e largá-las naquela instituição era uma violentação abominável. E fazê-lo em nome de melhor qualidade de vida era uma mentira hedionda. Ninguém tem qualidade de vida quando é anulado, derrotado, despojado das suas referências. E aqueles hóspedes calados, adormecidos, fantasmas de si próprios eram as vítimas trágicas daqueles que os consideraram incapacitados e que, com infindáveis razões, tentavam justificar a falta de tempo para os apoiar. Assim, tal como uma mercadoria excedentária  convinha armazená-los. Era só e tão só assim.
E isso nunca Carlos Lacerda previra. E isso ia martirizando-o. E por mais que tentasse contrariar esta situação, era impossível dar alento a quem já não o queria. E o mais grave era que a maioria destes hóspedes acabava por descobrir que além de abandonada passava  a ser esquecida para sempre. A pouco e pouco as visitas acabavam e só na hora da morte  e porque eram avisados , voltavam a lembrar-se  da mercadoria armazenada.
Fora uma terrível descoberta. E conviver com essa tristeza que enchia o olhar dos outros hóspedes era uma dor imensa para o casal. Assim, sempre que entrava um novo hóspede tentavam evitar que se demitisse de viver.
A diferença era marcada pela opção de cada um quanto ao internamento. Aqueles que tinham decidido livremente instalar-se no Lugar; aqueles que tinham sido consultados sobre a possibilidade de aí residirem; e, ainda, aqueles que tinham há muito perdido as raízes, deambulando de casa em casa: esses, aceitavam a entrada no Lugar. Esses, eram os que sorriam. Esses, eram os homens e as mulheres que resistem ao tempo, apenas envelhecem com ele. Esses dispunham-se ainda a ser  a tal família partilhada.» Maria José Vieira de Sousa, in " O Lugar, memórias de um romance". Junho de 2008

sexta-feira, 3 de outubro de 2014

Entre este direito e este avesso do mundo

“A vida é curta e é pecado perder o seu tempo. Sou activo, diz-se. Mas ser activo é ainda perder o seu tempo, na medida em que nos perdemos. Hoje é um descanso e o meu coração parte ao encontro de si próprio. Se uma angústia ainda me estreia, é a de sentir este impalpável instante escorregar-me por entre os dedos como as gotas do mercúrio. Deixai, pois, aqueles que querem voltar as costas ao mundo. (...) Posso dizer, e direi daqui a pouco, que o que conta é ser humano e simples. Não, o que conta é ser verdadeiro e então, tudo aí se inclui, a humanidade e a simplicidade. E quando posso eu ser mais verdadeiro do que quando sou eu o mundo? Sou satisfeito antes de ter desejado. A eternidade está ali e eu esperava-a. Já não é ser feliz o que eu desejo agora, mas apenas ser consciente.
Um homem contempla e o outro cava o seu túmulo: como distingui-los? Os homens e o seu absurdo? Mas aqui está o sorriso do céu. A luz aumenta e breve será o Verão? Mas aqui estão os olhos e as vozes daqueles que é preciso amar. Estou preso ao mundo por todos os meus gestos, aos homens por toda a minha piedade e o meu reconhecimento. Entre este direito e este avesso do mundo, eu não quero escolher, não gosto que se escolha. As pessoas não querem que se seja lúcido e irónico. Eles dizem: «Isso mostra que não és bom.» Não vejo a relação. Decerto oiço dizer a uma delas que é imoralista, traduzo que ela tem necessidade de atribuir-se uma moral; a outra que despreza a inteligência, compreendo que ela não pode suportar as suas dúvidas. Mas porque eu não gosto que se faça batota. A grande coragem é ainda a de ter os olhos abertos para a luz como para a morte. Além disso, como explicar a ligação que leva deste amor devorador à vida a este desespero oculto? Se escuto a ironia escondida no fundo das coisas, ela descobre-se lentamente. Piscando o olho pequeno e claro: «Vive como se...», diz ela. Apesar de muitas pesquisas, aqui está toda a minha ciência."
Albert Camus, in "O avesso e o direito", Editora Livros do Brasil, p.75-76

quinta-feira, 2 de outubro de 2014

Ainda a Música




Marianne Faithfull voltou. Um regresso  por amor para com a sua cidade: Londres. 
Um novo disco, uma nova colectânea de canções, algumas  assinadas , em parceria , com grandes   nomes do palco musical.


1 Give my love to London
2 Sparrows will sing
3 True lies
4 Love more or less
5 Late Victorian holocaust
6 The price of love
7 Falling back
8 Deep water
9 Mother Wolf
10 Going back
11 I get along without you very well

quarta-feira, 1 de outubro de 2014

Música de sempre

A Música oferece-nos prazeres imensos: em qualidade, em quantidade, em variedade. 
Ao longo dos anos, há vozes que aparecem e outras têm uma vida curta. Talento e musicalidade enchem uma galeria de vozes que marcou a nossa existência De géneros variados , num ecletismo seleccionado, fomos construindo um acervo musical.  Há  um registo de uma panóplia de cantores com excepcionais interpretações de blues. Hoje , Dia Mundial da Música, recordaremos alguns.
Janis Joplin desapareceu  era ainda uma jovem mulher, mas tinha já cimentado uma carreira Era uma cantora singular que perdura na memória de quem a conheceu. No espectáculo de  The Tom Jones Show , em 1969, interpretou  "Little Girl Blue", uma popular canção com  música de  Richard Rodgers e letra de  Lorenz Hart, composta em 1935.

Neil Young em "Old Man",  uma excelente voz e uma grande canção que marca uma geração.

As vozes prodigiosas de Aretha Franklyn, Bonnie Raitt &Gloria Estefan  em "A Natural Woman", uma canção de sempre.

Mica Paris, David Gilmour e Jools Holand  em "I Put A Spell On You". A grandeza da voz e a perícia instrumental.

Dia Mundial da Música

Dia Mundial da Música
“São várias as iniciativas, de espectáculos de fado a actuações de orquestras, espalhadas por todo o país para marcar a data.
Várias iniciativas em todo o país celebram hoje, 1 de Outubro, o Dia Mundial da Música, desde espectáculos de fado a concertos de música erudita e actuações de grupos infanto-juvenis.
O Dia Mundial da Música, oficializado pelo Conselho Internacional da Música, organização não-governamental apoiada pela UNESCO, celebra-se desde 1975, tendo sido uma iniciativa do violinista Yehudi Menuhin, na época presidente daquele conselho.
Em Vila do Conde, no Teatro Municipal, às 21h30, actua a Orquestra de Cordas da Academia de Música de S. Pio X, dirigida por Sónia Guerra.
O director pedagógico da Academia, Aires Pinheiro, disse à Lusa que a orquestra é constituída por 20 alunos e professores - violino e violoncelo -, que vão apresentar uma "panorâmica da arte musical dos períodos barroco e clássico, com peças de Vivaldi, Mozart e Haydn".
Na Trofa, o coro Meninos Cantores do Município da Trofa comemora neste dia 15 anos de existência, iniciando na Casa da Cultura local uma série de apresentações comemorativas da efeméride. Às 19h00 actua o coro que é constituído por 40 vozes, dirigido por Antónia Maria Serra, seguindo-se a apresentação do seu CD Adoro Dezembro, com poemas e música de Mário Alves, pelo cónego Ferreira dos Santos.
Em Coimbra o dia é celebrado pelo Jazz ao Centro Clube, com a apresentação, às 19h00, no Salão Brazil do seu Serviço Educativo num fórum de debate. De manhã, pelas 10h30, neste mesmo espaço na baixa coimbrã, realiza-se o "workshop" de música "GeraSom", liderado pela musicoterapeuta Paula Nozzari.
Este "workshop", segundo informa o Jazz ao Centro, "foi construído em parceria com a Associação Nacional de Apoio ao Idoso de Coimbra e vai contar com a presença de 15 pessoas, todas com mais de 60 anos".
Às 22h00 realiza-se um concerto com os Sumrrá, vindos de Espanha, que o crítico de música Candido Querol apontou como "o trio mais inovador da cena espanhola". O trio, formado por Manuel Gutiérrez (piano), Xacobe Martínez (contrabajo) e L.A.R. Legido (bateria), surgiu em 2000 e já realizou várias digressões internacionais.
Ainda em Coimbra, às 21h30, no Pavilhão de Portugal, a Orquestra Clássica do Centro, sob a direcção de David Wyn Lloyd, actua com o concertino Peter Fisher. O programa do concerto é constituído por "Romance em Fá Maior", de Beethoven para violino e orquestra, "Summer Night on the River", de Frederick Delius, e a Sinfonia n.º 38, "Praga", de Mozart.
Em Vila Franca de Xira, às 19h00, no Museu do Neo-Realismo, realiza-se o concerto Prima Luce pelo Quarteto de Guitarras de Lisboa. Este quarteto, constituído em 2006 por André Santos, Miguel Vieira da Silva, José Dias e Pedro Luís, apresenta "um programa singular, exclusivamente constituído por peças de compositores portugueses, escritas neste século XXI, por André Santos, José Dias, Francisco Tavares e Carlos Marecos.
No Museu do Fado, em Lisboa, às 19h00, Cristiana Águas apresenta o seu álbum de estreia. A intérprete será acompanhada à guitarra portuguesa por António Andrade Santos, à guitarra clássica por Nilson Dourado e no contrabaixo por Carlos Menezes, contando com a participação especial do fadista Pedro Moutinho, e ainda dos músicos Mário Pacheco, na guitarra portuguesa, e Carlos Leitão, na guitarra clássica.
No Museu da Música, em Lisboa, haverá também diversas actividades, nomeadamente um concerto às 18h00 com o violoncelo Stradivarius do rei D. Luís, por Pavel Gomziakov.
O violoncelista Pavel Gomziakov interpretará peças de Johann Sebastian Bach, Franz Liszt e César Franck, acompanhado pela pianista Jill Lawson, informa uma nota do Museu.
O violoncelo Stradivarius, explicou à Lusa fonte do Museu, é datado de 1725 e está classificado como "Tesouro Nacional". O instrumento pertenceu ao rei D. Luís (1838-1889), que tocava violoncelo, e é o único instrumento com a assinatura do construtor Antonio Stradivari existente em Portugal, e foi também conhecido por "Violoncelo Chevillard", por ter pertencido ao violoncelista belga Pierre Chevillard (1811-1877).
Este instrumento tem "a famosa forma 'B', a mais célebre entre as diferentes utilizadas por Antonio Stradivari, utilizada de 1707 a 1726, o período de ouro do construtor" de Cremona, na Itália, segundo a mesma fonte.
O violoncelista russo Pavel Gomziakov, de 39 anos, gravou com a pianista Maria João Pires obras de Fréderic Chopin, álbum que valeu uma nomeação aos Prémios Grammy, em 2009. Os dois músicos tocaram juntos em vários palcos europeus, nomeadamente no Theatre des Champs-Elysées, em Paris, no Victoria Hall, em Genebra, no Teatro Real, em Madrid, na Köln Philharmonie, em Colónia, no Konzerthaus, em Viena e no Centro Cultural de Belém, em Lisboa, assim como em salas no extremo oriente e América do Sul.
Na actual temporada 2013/14, o músico actuou com Artur Pizarro em Março do ano passado no CCB. Em Julho último participou no 26.º Festival de Colmar, em França, e no de Ekenas, na Finlândia, a convite do maestro Jukka-Pekka Saraste. Realizou uma digressão ao Japão com a Orquestra Sinfónica de Seattle, e tocou com, entre outras, a Orquestra Nacional Russa, a I Pomeriggi Musicali Milano e a Orquestra de Câmara da Finlândia.
No Museu, localizado na estação de Metropolitano dos Alto dos Moinhos, as celebrações do Dia Mundial da Música começam pelas 10h30 com uma actividade dos serviços educativos, intitulada "Como se Classificam os Instrumentos Musicais".
Às 15h30 está previsto "a actuação de uma banda filarmónica nas imediações do museu", disse à Lusa fonte da instituição.
Às 19h30 é inaugurada a exposição "Sax Inspiration, Mélodies Graphiques", que celebra o centenário do nascimento do construtor belga de instrumentos Adolphe Sax, inventor do saxofone. A exposição é constituída por trabalhos de caricaturistas e ilustradores da Valónia e Bruxelas.
A cerimónia conta com um momento musical pelo saxofonista Bruno Margalho, que toca habitualmente saxofone alto e constitui um quarteto com o pianista Dan Hewson, o contrabaixista Gonçalo Leonardo e o baterista João Lencastre.” Lusa 

De Wolfgang Amadeus Mozart a  "Sinfonia No. 38 em D major, K. 504 (Adagio-Allegro)" mais popularizada como a Sinfonia de Praga. O maestro Karl Böhm  dirige a Orquestra Filarmónica de Viena (Wiener Philarmoniker).


"The Swan of Tuonela" de Sibelius numa excelente interpretação da Orquestra Filarmónica de Berlim regida pelo Maestro Herbert von Karajan.