sexta-feira, 17 de novembro de 2017

Anton Pavlovitch Tchékhov

Notre ami Tchékhov
Par Jean Louis Kuffer 
"Il y a 112 ans, le 2 juillet 1904, Anton Pavlovitch Tchékhov s’éteignait dans une station thermale de Forêt-Noire, à l’âge de 44 ans, vingt ans après le premier crachement de sang que la tuberculose lui arracha.
Durant la nuit du 1er juillet, Tchékhov se réveilla et pria son épouse Olga Knipper, grande comédienne de l’époque, d’appeler un médecin. Lorsque celui-ci arriva à deux heures du matin, le malade lui dit simplement «Ich sterbe», but une flûte de champagne, s’étendit sur le flanc et expira. La suite des événements, Tchékhov aurait pu la décrire avec la causticité de ses premiers écrits. De fait, c’est dans un convoi destiné au transport d’huîtres que sa dépouille fut rapatriée à Moscou, où l’accueillit une fanfare militaire qui jouait une marche funèbre. Or celle-ci n’était pas destinée à Tchekhov mais à un certain général Keller, mort en Mandchourie. Une foule immense n’en attendait pas moins, au cimetière, le cercueil de l’écrivain porté par deux étudiants…
En janvier de la même année, la dernière pièce de Tchékhov, La cerisaie, avait connu un succès phénoménal. L’interprétation de la pièce, à laquelle le metteur en scène Stanislavski avait donné des accents tragiques, déplut cependant à Tchékhov qui s’exclama: « Mais ce n’est pas un drame que j’ai écrit, c’est une comédie et même, par endroits, une véritable farce ! ».
Or, le malentendu allait perdurer. L’image d’un poète des illusions perdues, se complaisant dans une peinture douce-amère de la province russe, survit ainsi à travers le cliché d’un « doux rêveur», alors que la véritable figure de ce fils de petits commerçants né en 1860 est celle d’un observateur implacable de la réalité.
Marqué en son enfance par un père aussi religieux que violent, dont la faillite a fait de lui un soutien de famille précoce, Anton Pavlovicth fut, en tant que médecin (dès 1884) aux premières loges de la misère russe, trop lucide cependant pour croire à la révolution. Jamais dupe des idéologies, il n’en a pas moins une conscience sociale aiguë. Dès son établissement de médecin, il arrondit ses fins de mois avec des récits souvent mordants qui lui valent un vif succès. En 1890, en dépit de sa maladie, il entreprend un séjour d’un an au bagne de Sakhaline afin de porter témoignage sur le sort des déportés. Toute sa vie, d’ailleurs, Tchékhov multipliera les actions de bienfaisance, de constructions d’écoles en soins gratuits. Ses nouvelles d’abord, son théâtre ensuite, le feront reconnaitre de son vivant comme une des gloires nationales russes, à l’égal d’un Dostoïevski ou d’un Tolstoï.
Or ce qui frappe, aujourd’hui, c’est que ce peintre souvent noir de la société russe et des comportements individuels reste actuel et pertinent, notamment dans son théâtre (lire encadré). Contre toute emphase et tout héroïsme factice, Tchékhov présente la réalité comme elle, est, sans jamais l’enjoliver. « Il n’y a que le sérieux qui soit beau », écrivait-il, mais en souriant. Et le rire était sa défense contre le désespoir.
Un autre Tchékhov
Au demeurant il n’y a pas que le rire et le désespoir, chez Anton Pavlovitch, mais aussi cette joie profonde qui traverse les siècles, retrouvée dans celui de ses récits qu’il disait préférer entre tous: L’étudiant, mystique plongée en 5 pages dans la profondeur du Temps.
Au soir du Vendredi saint, revenant de chasse où il vient de tuer une bécasse, le jeune Ivan Vélikopolski s’arrête auprès de deux veuves dans leur jardin, auxquelles il raconte soudain la nuit durant laquelle Pierre trahit le Christ à trois reprises, comme annoncé. Et voici que les veuves sont bouleversées par son récit, comme si elles s’y trouvaient personnellement impliquées, et voilà que le jeune fils de diacre, étudiant à l’académie religieuse, se trouve rempli d’une joie mystérieuse alors même qu’il constate l’actualité de la nuit terrible:
« Alors la joie se mit à bouillonner dans son esprit, si fort qu’il dut s’arrêter un instant pour reprendre son souffle. Le passé, pensait-il, était lié au présent par une chaîne ininterrompue d’événements qui découlaient les uns des autres. Il lui semblait qu’il voyait les deux extrémités de cette chaîne: il en touche une et voici que l’autre frissonne
« Comme il prenait le bac pour passer la rivière, et plus tard comme il montait sur la colline en regardant son village natal et le couchant où brillait le ruban étroit d’un crépuscule froid et pourpre, il pensait que la vérité et la beauté qui dirigeaient la vie de l’homme là-bas, dans le jardin et dans la cour du grand-prêtre, s’étaient perpétuées sans s’arrêter jusqu’à ce jour, et qu’elles avaient sans doute toujours été le plus profond, le plus important dans la vie de l’homme, et sur toute la terre en général; et un sentiment de jeunesse, de santé et de force – il n’avait que vingt-deux ans – et une attente indiciblement douce du bonheur, d’un bonheur inconnu, mystérieux, s’emparaient peu à peu de lui, et la vie lui paraissait éblouissante, miraculeuse et toute emplie du sens le plus haut ».Jean Louis Kuffer, publicado em "Arrêt sur Info", 12 .08. 2016 
(Anton Tchékhov, L’étudiant, traduit du russe par André Markowicz dans le recueil indispensable réunissant dix-neuf nouvelles et intitulé Le Violon de Rotschild, paru chez Alinea en 1986 avec une préface lumineuse de Gérard Conio).

quinta-feira, 16 de novembro de 2017

Perplexidades


Existe um deus no início, ou pelo menos no fim, de qualquer alegria.
E. M. Cioran, Do inconveniente de ter nascido, Letra Livre, p.7


Women's Choir , no Michelberger Music , Berlim 2016

terça-feira, 14 de novembro de 2017

Hoje

  
A vida é uma criança que é preciso embalar até que adormeça.
Deus concedeu-nos o dom de viver; compete-nos  a nós viver bem.
                                                                      Voltaire

O Miguel faz 11 anos. É um menino doce e inteligente. Como o irmão, o Ricardo, nasceu em Novembro, um mês de muitos nascimentos. 
O Francisco, um homem inteligente e bom, morreu, ontem, à noite. Tinha 62 anos. A morte apanhou-o de surpresa.
Festeja -se um nascimento e chora-se uma morte. Somos a ligação entre dois pontos. Nasce-se e morre-se. Pelo meio vive-se. Estamos ou  somos a passagem. 
Parabéns ao Miguel. Que sejas muito feliz. 
Adeus , Francisco. A  saudade permanecerá. 

segunda-feira, 13 de novembro de 2017

Neste Algarve


Assertivo e imponente, o Sol nasceu. Mas as nuvens, relutantes na supremacia do astro-rei, invadiram o palco. A montanha, lá para o Norte, encheu-se de salpicos brancos e acinzentados. O mar, ainda azul e liso, vê-se , agora, encimado pela ameaça nebulosa que lhe tolda o horizonte. Os dias de miragem estival estão a findar. O inverno promete aparecer neste Algarve de rendida amenidade.

domingo, 12 de novembro de 2017

Ao Domingo Há Música

Dai-me a casa vazia e simples onde a luz é preciosa. Dai-me a beleza intensa e nua do que é frugal. Quero comer devagar e gravemente como aquele que sabe o contorno carnudo e o peso grave das coisas.
Não quero possuir a terra mas ser um com ela. Não quero possuir nem dominar porque quero ser: esta é a necessidade.
Com veemência e fúria defendo a fidelidade ao estar terrestre. O mundo do ter perturba e paralisa e desvia em seus circuitos o estar, o viver, o ser. Dai-me a claridade daquilo que é exactamente o necessário. Dai-me a limpeza de que não haja lucro. Que a vida seja limpa de todo o luxo e de todo o lixo. Chegou o tempo da nova aliança com a vida.
Sophia de Mello Breyner Andresen, "inédito"


A beleza e a  intensidade de duas vozes que se conjugam em harmoniosa aliança , criando um  grande momento musical. 
Andrea Bocelli & Elisa, em  La Voce Del Silenzio.

sábado, 11 de novembro de 2017

Glosa à chegada do Outono


O corpo não espera.Não.Por nós
ou pelo amor.Este pousar de mãos,
tão reticente e que interroga a sós
a tépida secura acetinada,
a que palpita por adivinhada
em solitários movimentos vãos;
este pousar em que não estamos nós,
mas uma sede,uma memória,tudo
o que sabemos de tocar desnudo
o corpo que não espera;este pousar
que não conhece,nada vê,nem nada
ousa temer no seu temor agudo...

Tem tanta pressa o corpo!E já passou,
quando um de nós ou quando o amor chegou.

Jorge de Senade Fidelidade(1958), in Poemas escolhidos de Jorge de Sena, Círculo de Leitores,p.84, 

sexta-feira, 10 de novembro de 2017

Um ar de miragem

A PRESSÃO DOS MORTOS
"Fechas a mala do carro cheia de bagagem. E de súbito apercebes-te de que não é novo o gesto. Muitas vezes o viste já repetir. A muitas horas do dia, mas nunca como num fim de tarde. Qualquer que fosse a paisagem, a mesma paisagem: a terra calcinada, o canto das cigarras, o ar espesso do vapor a provocar a rarefacção das coisas vistas e a dar-lhes um ar de miragem. Fecha-se o tampo do caixão sobre a cara conhecida para todo o sempre. Nem se levanta o problema da eternidade. Esta terra é que tu amaste com todas a contrariedades e os problemas quotidianos. Amaste homens que por vezes talvez te tenham dado na cara e eram deliciosamente imperfeitos como tu. E tiveste de te despedir deles. Já não eram daqui. Já tinham problemas de mortos. Já se falava deles no imperfeito e não no presente. Mudou um simples tempo de verbo e tudo mudou. Um último olhar a essa caixa de mau gosto. Gostarias de atirar um torrão, como em criança, para esconjurar os maus sonhos. Mas falta-te a inocência. Decisivamente, tens de fechar com força a mala do carro. E pedes que te ponham os pneus à pressão 22. A pressão dos mortos."

CÓLOFON OU EPITÁFIO

Trinta dias tem o mês
e muitas horas o dia
todo o tempo se lhe ia
em polir o seu poema
a melhor coisa que fez
ele próprio coisa feita
ruy belo portugalês
Não seria mau rapaz
quem tão ao comprido jaz
ruy belo era uma vez
Ruy Belo, in Todos os Poemas, vol. 1, Assírio & Alvim, 2.ª edição, 2004

quinta-feira, 9 de novembro de 2017

Aniversário

Há dias que nos fazem pensar. 
Há dias que nos fazem chorar.
Há dias que nos fazem  sorrir .
E há dias que trazem dias
que nos fizeram felizes.
Hoje é um desses dias,
o Ricardo  faz quinze anos.
Foi o meu primeiro neto. 

quarta-feira, 8 de novembro de 2017

A dança

Os ritmos
Inventei a dança para me disfarçar.
Ébria de solidão eu quis viver.
E cobri de gestos a nudez da minha alma
Porque eu era semelhante às paisagens esperando
E ninguém me podia entender.
Sophia de Mello Breyner Andresen,  in "Coral", 1950, Editorial Caminho

Khachaturian Spartacus Adagio, Ballet Spartacus  por Anna Nikulina e Mikhail Lobukhin,  com coreografia de Yuri Grigorovich .

terça-feira, 7 de novembro de 2017

Há cem anos

Ilustração com soldados e civis clamando por liberdade e industrialização
(Hulton Archive/Getty Images
A Revolução Russa é considerada um dos principais eventos da história contemporânea, tendo marcado o curso do século XX. Hoje, 7 de Novembro, completa cem anos.
Em Fevereiro de 1917, com mobilização de soldados e trabalhadores, parte da elite liberal do Império Russo comandou uma revolta. A partir de Petrogrado (São Petersburgo), então a capital do país, derrubaram 300 anos de monarquia dos Romanov.
A Revolução de Outubro aconteceu justamente pelo descontentamento dos bolcheviques e da população. Ambos acreditavam que nenhuma real mudança social tinha sido realizada após a queda do império. O povo continuava com fome, morrendo nos conflitos da Primeira Guerra Mundial e clamando por uma divisão justa de terras.
O centenário da Revolução Russa marca a data em que o ideário dos pensadores Karl Marx e Friedrich Engels ganhou uma chance de se tornar real. Em 1917, o mundo via um governo socialista pela primeira vez, sem saber o que esperar dele ou se o chamado “socialismo utópico” seria realmente possível. Liderada por Lenin, a mudança que culminou no fim do Império Russo e da dinastia Romanov abriu as portas para novas perspectivas. Cuba, Coreia, China, Vietnam seguiram caminhos similares.
A Revolução de Outubro, pelo calendário gregoriano, ocorreu em Novembro. À época, no entanto, o império czariano seguia o calendário juliano, 13 dias “atrasado”. Portanto, os eventos da tomada de poder dos bolcheviques narrados no fim de Outubro, na verdade, aconteceram em Novembro. A partir deste ponto na história, tornou-se possível o surgimento da União das Repúblicas Socialistas Soviéticas (URSS). 
Com o mote “paz, terra e pão”, os bolcheviques prometiam para o povo precisamente comida, uma reforma agrária e a saída da guerra. Depois de alguns meses em conflito, o grupo  sai vitorioso. Durante alguns meses, a guerra civil entre bolcheviques e mencheviques permanece até que, em 1922, é fundada a União das Repúblicas Socialistas Soviéticas, a URSS.
Para relembrar os 100 anos do clímax da Revolução de Outubro, algumas fotos raras da Revolução Russa:
Foto preta e branca dos membros do Exército Russo posando com bandeiras com dizeres republicanos
Membros do Exército Russo carregam bandeiras com dizeres republicanos no dia 14 de Outubro de 1917 (Hulton Archive/Getty Images)
Foto preta e branca de pessoas reunidas em uma praça
No dia 26 de Outubro, pessoas protestam na cidade de São Petersburgo – então chamada de Petrogrado (Keystone/Getty Images)
Foto preta e branca de soldados com bandeiras com dizeres em russo, em frente a um prédio de arquitetura clássica
Em Outubro de 1917, soldados marcham com bandeiras na cidade de São Petersburgo (Keystone/Getty Images)
Foto preta e branca dos membros do Exército Vermelho posando em frente e em cima de um carro
Membros do Exército Vermelho posam para foto em Outubro de 1917 (Hulton Archive/Getty Images)
Foto preta e branca de russos armados guardando a praça em frente à Catedral de Santo Isaac
Russos guardam a frente da Catedral de Santo Isaac, em São Petersburgo, em outubro de 1917 (Keystone/Getty Images)
Foto preta e branca de uma massa de mulheres protestando e levando bandeiras com dizeres em russo
Em Outubro de 1917, as mulheres russas também vão às ruas exigir o direito ao voto (Keystone/Getty Images)
Foto preta e branca de uma sala, com colunas e arquitetura clássica, cheia de soldados ouvindo
Soldados e civis ouvem o discurso de Mikhail Rodzianko, no mês de Outubro de 1918, no Palácio Tauride, em São Petersburgo. Rodzianko era um ex-membro do governo czarista e contrarrevolucionário (Hulton Archive/Getty Images)
Foto em preto e branco de pessoas correndo de tiros em uma avenida com vários prédios e um carro     
Em Outubro de 1917, civis correm dos tiros na principal avenida de São Petersburgo, a Nevsky Prospekt (Hulton Archive/Getty Images)
Foto em preto e branco de uma multidão reunida na frete de uma igreja ouvindo um discurso de pessoas na parte de cima de um edifício
Discurso em frente a Catedral de Santo Isaac, em São Petersburgo, em Outubro de 1917 (Keystone/Getty Images)
Foto em preto e branco de homens em fila, com papéis na mão, esperando a sua vez para serem atendidos por uma dupla de homens bem vestidos sentados em uma mesa
Mobilização de operários que buscavam onde trabalhar após a Revolução Russa, em 1918 (Central Press/Getty Images)
George Orwell nos 100 anos de Revolução Russa
"Quando desenvolveu suas teses, no decorrer do século XIX, Marx acreditava que sua vaticinada “revolução do proletariado” haveria de começar por um país em avançado estágio de industrialização, pois só uma nação assim reuniria o conjunto de condições necessárias para isso, a começar pela existência de uma classe proletária propriamente dita: trabalhadores industriais urbanos solidamente estabelecidos, em quantidade numerosa e em condições de se organizar e se rebelar a partir da “tomada de consciência” de sua própria exploração. Berço da Revolução Industrial, a Inglaterra poderia ser citada como a primeira da lista de países com ambiente propício para o cumprimento da profecia marxista.
Todavia, por uma dessas ironias de que a História está repleta, coube a uma Rússia secular, atrasada, agrária, praticamente feudal, ser o palco da primeira experiência socialista no mundo, a partir da Revolução Russa, de 7 de Novembro de 1917, a qual completa exactos 100 anos pelo calendário ocidental.
Por uma segunda ironia, entretanto, coube a um grande escritor inglês, George Orwell, deixar as mais agudas críticas ao sistema de governo socialista tal como efectivamente exercitado na União Soviética de Stalin e de outros ditadores, por meio de textos literários como “1984” e, acima de tudo, “A Revolução dos Bichos”. Mistura de fábula com sátira política publicada em 1945, essa narrativa se divide entre crítica mordaz ao capitalismo e também a seu regime então antagónico.
Repare-se bem na data: estamos no último ano da Segunda Grande Guerra, prenúncio da Guerra Fria e início da luta geopolítica entre os Estados Unidos e os soviéticos pela hegemonia mundial.Sem deixar de apontar as deficiências do capitalismo, Orwell critica as principais distorções do pensamento socialista tal como aplicado por Stalin, por meio da alegoria dos animais domésticos de uma granja que se rebelam, expulsam os homens (patrões) e assumem o controle dos meios de produção e do produto do próprio trabalho, em regime de autogestão. Assim como na URSS, no começo tudo parece bem. Com o tempo, porém, a revolução se desvia dos seus princípios e acaba em miséria, fome e exploração ainda maior dos animais trabalhadores.A democracia é substituída por um governo ditatorial e centralizador, composto por uma casta de privilegiados (os porcos, gradativamente transformados nos homens que outrora os tiranizavam). Acabam-se todas as liberdades. No lugar delas, o culto alienante à personalidade do “grande líder” e a perseguição implacável aos opositores internos e externos do regime, reais ou imaginários.Os sonhos de igualdade e prosperidade dão lugar a uma nova forma de tirania."Gazeta

segunda-feira, 6 de novembro de 2017

Diz...

IV. Anunciação

Diz o que  tu escondes,
contempla-te  no arco-íris.

IX. Introdução

Diz o que temes, 
entra pelo arco-íris.

XIV. Desnudação

Diz o que tu amas,
desnuda-te no arco-íris.
António Osório, in "Décima Aurora", A Regra do Jogo, Edições Lda, 1982, pp. 68, 73, 78

domingo, 5 de novembro de 2017

Ao Domingo Há Música

Quero a delicia de poder sentir as coisas mais simples.
                               Manuel Bandeira,  "Belo belo"

Talvez o trecho musical,  que se apresenta , permita almejar  a delícia  das coisas simples  e o prazer de  as sentir . 
Circadian Eyes, em When we Float.

sábado, 4 de novembro de 2017

Naturalidade

Europeu , me dizem.
Eivam-me de literatura e doutrina
europeias
e europeu me chamam.

Não sei se o que escrevo tem a raiz de algum 
pensamento europeu.
É provável...Não. É certo,
mas africano sou. 
Pulsa-me  o coração ao ritmo dolente
desta luz e deste quebranto.
Trago no sangue uma amplidão
de coordenadas geográficas e mar Índico.
Rosas não me dizem nada,
caso-me mais à agrura das micaias
e ao silêncio longo e roxo das tardes 
com gritos de aves estranhas.

Chamais-me europeu? Pronto, calo-me.
Mas dentro de mim há savanas de aridez
e planuras sem fim
com longos rios  langues e sinuosos
uma fita de fumo vertical,
um negro e uma viola estalando.
Rui Knopfli, em " nada tem já encanto" de "Um país dos outros , (1959" Edições Tinta da China, Outubro de 2017, p 14
Rui Knopfli (1932 - 1997)
"Rui Knopfli nasceu em 1932, em Inhambane, Moçambique. Fez estudos em Lourenço Marques e viveu uns tempos em Joanesburgo.  Dirigiu o vespertino A Tribuna, coordenou páginas e suplementos culturais de jornais e revistas, escreveu crítica literária e cinematográfica, envolveu-se em polémicas. Com João Pedro Grabato Dias, fundou os cadernos de poesia Caliban, onde traduziu, entre tantos, Eliot. Publicou oito livros de poemas: O País dos Outros (1959), Reino Submarino (1962), Máquina de Areia (1964), Mangas Verdes com Sal (1969), A Ilha de Próspero (1972, com fotografias suas) e, já em edição portuguesa, O Escriba Acocorado (1978), O Corpo de Atena (1984, Prémio de Poesia do PEN Clube) e O Monhé das Cobras (1997). Memória Consentida: 20 Anos de Poesia 1959-1979 saiu em 1982, e a Obra Poética em 2003. Uma antologia, Uso Particular, é de 2017. Assumido opositor ao statu quo colonial, Knopfli não se mostrou menos crítico quando a situação mudou, e em 1975 viu-se forçado a abandonar de vez Moçambique. Exercerá durante duas décadas as funções de conselheiro de imprensa na Embaixada de Portugal em Londres. Faleceu em 1997. Está sepultado em Vila Viçosa." Tinta da China

sexta-feira, 3 de novembro de 2017

Eventos culturais em Novembro



Cooperação Fundação Millenniumbcp e Casa da América Latina

 
A Fundação Millenniumbcp é parceira da Casa da América Latina há largos anos e vem desde sempre colaborando em diversas atividades. Uma instituição que desenvolve um trabalho meritório de aproximação e aprofundamento do conhecimento recíproco entre Portugal e os países latino-americanos.


A Casa da América Latina recebe o grupo Musaicus

 
O grupo musical Musaicus atua na Casa da América Latina no dia 3 de novembro, pelas 21h30. Com influências no jazz, blues e na música latino-americana, o grupo reúne artistas que criam uma obra original baseada nas suas diferentes experiências e vivências musicais, expressa através do improviso.

Entrada livre.

Guitarrista argentino Lautaro Favarolo na CAL

 
O guitarrista argentino Lautaro Fissera Favarolo apresenta-se em concerto na Casa da América Latina no dia 17 de novembro, pelas 21h30.

Entrada livre.

Quarteto de Cordas & Canto na CAL

 
O grupo brasileiro Quarteto Corda & Canto apresenta-se em concerto na Casa da América Latina, dia 23 de novembro, pelas 21h30. Destaque para a participação especial do Embaixador Lauro Moreira.

Deborah Holz: “queremos publicar poetas jovens, livros «estranhos»”

 
A diretora das Edições Trilce (México) e fundadora da Associação de Editoras Mexicanas Independentes, Deborah Holtz, visitou a CAL, tendo reunido com a sua secretária-geral, Manuela Júdice, e vários representantes de editoras portuguesas, a propósito da participação portuguesa na Feira Internacional do Livro de Guadalajara (FIL) 2018.

Arquiteto José Manuel Fernandes mostra 22 cidades ibero-americanas

 
A Casa da América Latina visitou a exposição “22 Cidades Iberoamericanas e Lisboa: Um Diálogo Urbano-Arquitetónico”, que parte do registo fotográfico realizado ao longo de mais de três décadas por parte do arquiteto José Manuel Fernandes.

“Trópico do Mar da Prata” no Teatro do Bairro

 
O espetáculo de teatro “Trópico do Mar da Prata” vai ser apresentado, de 16 a 19 de novembro, no Teatro do Bairro. O diretor e dramaturgo, Rubén Sabadini, conta-nos o que podemos esperar desta peça da companhia argentina Vera Vera Teatro.

UCCI e a cultura como um pilar de desenvolvimento

 
La Paz acolhe o seminário internacional "Cultura como quarto pilar de desenvolvimento", uma atividade incluída no Programa de Cooperação Integral (PCI) que a União das Cidades das Cidades Ibero-Americanas (UCCI) desenvolve na Bolívia.

A Mostra de Cinema expande-se este ano para o cinema ibero-americano

 
A MCAL que desde há sete anos a Casa da América Latina tem vindo a apresentar no cinema S. Jorge, mostrando o que de melhor e mais atual se faz em cinema na América Latina, associa-se este ano à Passado e Presente - Lisboa, Capital Ibero-americana da Cultura e alarga o seu horizonte ao cinema ibérico, tendo este ano o nome de Mostra de Cinemas Ibero-americanos - No Escurinho do Cinema.

Concerto “O Feminino em Pessoa” na CAL

 
O quarteto Patrícia Lopes apresenta o espetáculo musical “O Feminino em Pessoa” na Casa da América Latina, a 4 de novembro, pelas 21h30, inspirado pela obra de Fernando Pessoa.

A entrada é livre.



MikroDuo apresentam o disco “Singular”

 
A dupla de guitarristas portugueses MikroDuo apresenta na Casa da América Latina no dia 18 de novembro, pelas 21h30, o seu disco "Singular". Nele reúne um repertório de música portuguesa e latino-americana.

“Poesia, Paz e Guerra” em conferências na FCSH-UNL


A Faculdade de Ciências Sociais e Humanas e a Casa da América Latina organizaram no passado dia 25 de outubro o Colóquio “Poesia, Paz e Guerra”, no qual participaram diversos investigadores e poetas ibero-americanos.

Feira do Livro de Guadalajara com programa especial para edição de escritores portugueses


A comissária da Feira Internacional do Livro de Guadalajara 2018, Manuela Júdice, e também secretária-geral da Casa da América Latina, informou que a participação de Portugal como convidado de honra deste certame contará com um programa criado especialmente para apoiar editoras latino-americanas que queiram publicar obras de autores de língua portuguesa.

Exposição "Objetivo Mordzinski" até dezembro na Casa da América Latina

 
A exposição fotográfica “Objectivo Mordzinski”, do argentino Daniel Mordzinski, está patente até 29 de dezembro na Casa da América Latina e marca os 39 anos de carreira deste artista que se dedicou ao retrato de escritores.

Associação Latino-americana de Arquivos organiza conferência no México

 
A Associação Latino-americana de Arquivos (ALA), em colaboração com o Conselho Internacional de Arquivos (ICA), organiza a conferência ALA-ICA, no México, entre 27 e 29 de novembro.

As cidades ibero-americanas reivindicam o seu lugar na construção da paz mundial

 
Desde 2014 que se celebra a dia 31 de outubro o Dia Mundial das Cidades, data estabelecida pela ONU para "contribuir para o desenvolvimento urbano sustentável em todo o mundo".

Acompanhe a programação da Passado e Presente - Lisboa, Capital Ibero-americana da Cultura 2017

NEWSLETTER — 02.11.2017

EXPOSIÇÃO — ATÉ 15 JANEIRO

Ana Hatherly e o Barroco 

Quarta a segunda, 10:00—18:00, Museu Calouste Gulbenkian—Coleção do Fundador 


Partindo do Barroco e da sua ligação à artista, a exposição apresenta textos, pinturas, ensaios e outros elementos da diversificada obra de Ana Hatherly.
SABER MAIS

CONFERÊNCIA

Exposições de arte: arquivo, história e investigação

Segunda, 6 de novembro, 10:00-17:00,  Auditório 3, Entrada Livre


A Fundação Calouste Gulbenkian e o Instituto de História de Arte da FCSH - Universidade NOVA de Lisboa organizam um encontro internacional centrado nas questões atuais da valorização, divulgação e preservação da memória dos eventos expositivos.
SABER MAIS

MÚSICA

Solistas da Orquestra Gulbenkian

Sexta, 10 novembro, 21:30, Grande Auditório, Entrada Livre


Os solistas Jordi Rodriguez, David Wahnon, Alexandra Mendes e Marco Pereira apresentam quartetos para cordas de Borodin e Mendelssohn.
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VISITA GUIADA - À CONVERSA COM A CONVIDADA

Espelhos, pintura e alegoria

Sábado, 11 novembro, 16:00, Edifício Sede — Galeria Principal


Nesta visita orientada por Ana Paula Correia, uma das autoras do catálogo da exposição Do Outro Lado do Espelho, a ideia central é a descoberta do fascínio pelo espelho na arte ocidental.
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