quinta-feira, 31 de janeiro de 2013

Manifesto "Europa ou o caos"


Um grupo de doze intelectuais, onde está incluído o escritor português António Lobo Antunes, lançou um Manifesto  em defesa da Europa, que foi divulgado por três jornais europeus, no último Sábado.O Manifesto, que tem como título “Europa ou o caos”, é um apelo à união da Europa ,à sobrevivência de uma Europa fundada numa ideia, num sonho, num projecto novo e não apenas num território.  "A Europa está a morrer " apodrecida por um crescente  “cinismo”, “chauvinismo” e populismo” . Salvá-la é um dever  de todos para com os seus antepassados, exortam estes intelectuais.
Eis o Manifesto na versão publicada pelo Jornal " Le Monde." 

L’appel des écrivains pour l’Europe
Par : Bernard-Henri Lévy, Salman Rushdie, Claudio Magris, Antonio Lobo Antunes, Fernando Savater, Julia Kristeva, Juan-Luis Cebrian, Peter Schneider, Vassilis Alexakis, Hans-Christoph Buch, Umberto Eco, Gÿorgy Konrád,
"L’Europe n’est pas en crise, elle est en train de mourir.
Pas l’Europe comme territoire, naturellement.Mais l’Europe comme Idée.
L’Europe comme rêve et comme projet.
Cette Europe selon l’esprit célébrée par Edmund Husserl dans ses deux grandes conférences prononcées, en 1938, à Vienne et à Prague, à la veille de la catastrophe nazie.
Cette Europe comme volonté et représentation, comme chimère et comme chantier, cette Europe qu’ont relevée nos pères, cette Europe qui a su redevenir une idée neuve en Europe, qui a pu apporter aux peuples de l’après seconde guerre mondiale une paix, une prospérité, une diffusion de la démocratie inédites mais qui est, à nouveau, sous nos yeux, en train de se déliter.
Elle se délite à Athènes, l’un de ses berceaux, dans l’indifférence et le cynisme des nations-sœurs : il fut un temps, celui du mouvement philhellène, au début du XIXe siècle, où, de Chateaubriand au Byron de Missolonghi, de Berlioz à Delacroix, ou de Pouchkine au jeune Victor Hugo, tout ce que l’Europe comptait d’artistes, de poètes, de grands esprits, volait à son secours et militait pour sa liberté ; nous en sommes loin aujourd’hui ; et tout se passe comme si les héritiers de ces grands Européens, alors que les Hellènes ont à livrer une autre bataille contre une autre forme de décadence et de sujétion, ne trouvaient rien de mieux à faire que de les houspiller, de les stigmatiser, de les jeter plus bas que terre et, de plan de rigueur imposé en programme d’austérité qu’ils sont sommés d’enregistrer, de les dépouiller de ce principe même de souveraineté qu’ils ont, naguère, inventé.
Elle se délite à Rome, son autre berceau, son autre socle, la deuxième matrice (la troisième étant l’esprit de Jérusalem) de sa morale et de ses savoirs, l’autre lieu d’invention de cette distinction entre la loi et le droit, ou entre l’homme et le citoyen, qui est à l’origine du modèle démocratique qui a tant apporté, non seulement à l’Europe, mais au monde : cette source romaine polluée par les poisons d’un berlusconisme qui n’en finit pas de finir, cette capitale spirituelle et culturelle parfois comptée, aux côtés de l’Espagne, du Portugal, de la Grèce et de l’Irlande, parmi les fameux « PIIGS » que fustigent des institutions financières sans conscience ni mémoire, ce pays qui inventa l’embellissement du monde en Europe et qui prend des allures, à tort ou à raison, d’homme malade du continent – quelle misère ! quelle dérision !
Elle se délite partout, d’ouest en est, du sud au nord, avec la montée de ces populismes, de ces chauvinismes, de ces idéologies d’exclusion et de haine que l’Europe avait précisément pour mission de marginaliser, de refroidir, et qui relèvent honteusement la tête : comme il est loin le temps où, dans les rues de France, en solidarité avec un étudiant insulté par un chef de Parti à la mémoire aussi courte, lui aussi, que ses idées, on scandait « nous sommes tous des juifs allemands » ! comme ils paraissent loin, ces mouvements de solidarité, à Londres, à Berlin, à Rome, à Paris, avec les dissidents de cette autre Europe que Milan Kundera nommait l’Europe captive et qui apparaissait comme le cœur de l’Europe ! et quant à la petite Internationale de libres esprits qui se battaient, il y a vingt ans, pour cette âme de l’Europe qu’incarnait Sarajevo sous les bombes et en proie à un « nettoyage ethnique » impitoyable, où est-elle passée et pourquoi ne l’entend-on plus ?
Et puis l’Europe se délite enfin du fait de cette interminable crise de l’euro dont chacun sent bien qu’elle n’est nullement réglée : n’est-elle pas une chimère, pour le coup, cette monnaie unique abstraite, flottante, car non adossée à des économies, des ressources, des fiscalités convergentes ? les monnaies communes qui ont marché (le Mark après le Zollverein, la Lire de l’unité italienne, le Franc suisse, le dollar) ne sont-elles pas celles, et celles seulement, qu’ont soutenues un projet politique commun ? n’y a-t-il pas une loi d’airain qui veut que, pour qu’il y ait monnaie unique, il faut un minimum de budget, de normes comptables, de principes d’investissement,  bref, de politique partagées ?
Le théorème est implacable.
Sans fédération, pas de monnaie qui tienne.
Sans unité politique, la monnaie dure quelques décennies puis, à la faveur d’une guerre, d’une crise, se désagrège.
Sans progrès, autrement dit, de cette intégration politique dont l’obligation est inscrite dans les traités européens mais qu’aucun responsable ne semble vouloir prendre au sérieux, sans abandon de compétences par les États-nations et sans une franche défaite, donc, de ces « souverainistes » qui poussent les peuples au repli et à la débâcle, l’euro se désintégrera comme se serait désintégré le dollar si les Sudistes avaient, il y a 150 ans, gagné la guerre de Sécession.
Jadis, on disait : socialisme ou barbarie.
Aujourd’hui, il faut dire : union politique ou barbarie.
Mieux : fédéralisme ou éclatement et, dans la foulée de l’éclatement, régression sociale, précarité, explosion du chômage, misère.
Mieux : ou bien l’Europe fait un pas de plus, mais décisif, dans la voie de l’intégration politique, ou bien elle sort de l’Histoire et sombre dans le chaos.
Nous n’avons plus le choix : c’est l’union politique ou la mort.
Cette mort peut prendre maintes formes et emprunter plusieurs détours.
Elle peut durer deux, trois, cinq, dix ans, et être précédée de rémissions en grand nombre et donnant le sentiment, chaque fois, que le pire est conjuré.
Mais elle adviendra. L’Europe sortira de l’Histoire. D’une façon ou d’une autre, si rien ne se passe, elle en sortira. Ce n’est plus une hypothèse, une crainte vague, un chiffon rouge agité à la face des Européens récalcitrants. C’est une certitude. Un horizon indépassable et fatal. Tout le reste – incantations des uns, petits arrangements des autres, fonds de solidarité Truc, banques de stabilisation Machin – ne fait que retarder l’échéance et entretenir le mourant dans l’illusion d’un sursis.” Le Monde, 25/01/2013
Leia na edição do "El País": Europa o el caos

quarta-feira, 30 de janeiro de 2013

Por esse Mar


À volta das velas voei,
Naus e caravelas guiei,
Por esse mar...
Mil vezes parti e cheguei,
O rumo perdi e achei
Por esse mar...

Fui céu e fui sol
Raio de luar
E fui farol sereia
A mão de Deus,
Ao leme a navegar
E fui voz a gritar
Terra à vista.

No pano da vela pintei
Uma cruz singela
E zarpei por esse mar...
Sempre mais além quis chegar,
Terras de ninguém encontrar,
Ousei sonhar...

Poema: João Mendonça
Música: Stefanos Korkolis 

O talento e a voz de Dulce Pontes em " Por esse Mar".

terça-feira, 29 de janeiro de 2013

O reconhecimento do outro


A regra de ouro e a empatia
Por Anselmo Borges
“Na Inglaterra, foi de tal modo valorizada que aí recebeu, nos inícios do século XVII, o nome por que é conhecida: "regra de ouro" (golden rule), com duas formulações, uma negativa: "não faças aos outros o que não quererias que te fizessem a ti", e outra positiva: "trata os outros como quererias ser tratado". Frédéric Lenoir faz, com razão, notar que a maior parte dos moralistas prefere a versão negativa, pois o perigo de auto-projecção sobre os outros pode levar a esquecer que cada um tem os seus gostos e a sua própria visão do que é bem. Neste quadro, Bernard Shaw escreveu com o seu sentido de humor: "Não façais aos outros o que quereríeis que vos fizessem; talvez não tenham os mesmos gostos que vós!"
É uma regra tão universal que o filósofo R.-P. Droit perguntava recentemente no Le Monde: "Existem regras morais presentes em todos os tempos e lugares, seja qual for a cultura ou a época? Isso é posto em dúvida a maior parte das vezes. No entanto, há uma excepção notável face ao relativismo generalizado." E apontava precisamente a regra de ouro.
De facto, ela encontra-se em todas as áreas culturais e religiosas do mundo. Apresentam-se exemplos, segundo Olivier du Roy, que acaba de publicar: La règle d'or. Histoire d'une maxime universelle.
Na China, com Confúcio, talvez o primeiro a formulá-la: "O que não queres que te façam não o faças aos outros." No budismo: "Uma situação que não é para mim agradável nem felicitante também o não poderia ser para o outro; como poderia então desejar-lhe isso?" No zoroastrismo: "Tudo o que te repugna não o faças também aos outros." No judaísmo: "Não faças a outrem o que não desejas que te façam a ti." No cristianismo: "Tudo o que quereis que os homens façam por vós, fazei-o igualmente por eles: eis a Lei e os profetas." No islão: "Ninguém entre vós é um crente enquanto não desejar para o seu irmão o que deseja para si próprio."
No estóico Séneca, encontramos esta reflexão admirável sobre como tratar os escravos: "Vive com o teu inferior como quererias que o teu superior vivesse contigo. Cada vez que pensares na extensão dos teus direitos sobre o teu escravo pensa que o teu senhor tem sobre ti direitos idênticos. 'Mas eu não tenho senhor', dizes. Talvez venhas a ter."
Todos os grandes reformadores cristãos a retomam. Pode ler-se num sermão de Martinho Lutero: "Não há ninguém que não sinta e não tenha de reconhecer que é justo e verdadeiro o que diz a lei natural: o que queres que te seja feito e poupado, fá-lo e poupa-o aos outros: esta luz vive e reluz no espírito de todos os seres humanos. E se quiserem tomá-lo em consideração, terão ainda necessidade de outro livro, de outro mestre, de outra lei? Têm um livro vivo neles, no fundo do coração, que pode bastar para ditar-lhes o que devem fazer, não fazer, aceitar ou rejeitar."
Com ela, argumentou John F. Kennedy contra a segregação racial, em 1963: "Se um americano, porque o seu rosto é negro, não pode almoçar num restaurante aberto ao público, mandar os seus filhos à melhor escola pública acessível, votar para os funcionários públicos que vão representá-lo, então quem de vós quereria ver mudar a cor do rosto e colocar-se no seu lugar? O coração do problema é este: vamos tratar os nossos companheiros americanos como queremos ser tratados?"
Atendendo à sua universalidade, Olivier du Roy conclui que ela "corresponde a uma espécie de maturidade moral da humanidade, que descobre ou exprime, por volta do século V a. C., um princípio fundamental de moralidade ou de vida em sociedade". O reconhecimento do outro humano pode ser considerado como "um dado cultural universal, o fundamento de uma verdadeira 'lei natural'". A sua base está na empatia, na capacidade de eu me colocar no lugar do outro, como que sentindo as consequências da minha acção sobre ele. Mas a ética propriamente dita começa, quando se vai para lá da simpatia e se alarga o círculo do humano ao que me não é próximo nem simpático.
Imagine-se o que seria o mundo regido por esta regra de ouro! “
Anselmo Borges , em Artigo de Opinião , publicado no DN de 19/01/2013
                                                                                                                                

segunda-feira, 28 de janeiro de 2013

A actualidade em cartoon

Henricartoon, por Henrique Monteiro
Henricartoon, por Henrique Monteiro
António, Expresso
António, Expresso
Henry Payne, New York Times
Toles,New York Times
Le Kroll, Le Soir
Le Kroll, Le Soir
Peridis, El País
Erlich, El País
The  Daily Cartoon, The Independent
The  Daily Cartoon, The Independent

domingo, 27 de janeiro de 2013

Ao Domingo Há Música

Bruce Springsteen  com The E Street Band recordam  canções míticas que já foram interpretadas por outros grandes cantores. Canções que surgem esplendorosas na voz cava de Springsteen acompanhado por excelentes artistas que, em uníssono, criam grandes momentos de excelência musical.
A música universaliza as emoções e gera nos homens a capacidade de entendimento e de partilha, por vezes, catártica e redentora. Que o mundo a ouça. "Well we are not afraid, we are not afraid/ We shall overcome someday/ Yeah, here in my heart, I do believe/  We shall overcome someday (...)./  Well we shall live in peace, we shall live in peace / We shall live in peace someday/ (...)/ Hey, we shall overcome someday/ We shall overcome someday".





sábado, 26 de janeiro de 2013

Não basta gritar povo


Nesta hora

Nesta hora limpa da verdade é preciso dizer a verdade toda
Mesmo aquela que é impopular neste dia em que se invoca o povo
Pois é preciso que o povo regresse do seu longo exílio
E lhe seja proposta uma verdade inteira e não meia verdade

Meia verdade é como habitar meio quarto
Ganhar meio salário
Como só ter direito
A metade da vida

O demagogo diz da verdade a metade
E o resto joga com habilidade
Porque pensa que o povo só pensa metade
Porque pensa que o povo não percebe nem sabe

A verdade não é uma especialidade
Para especializados clérigos letrados

Não basta gritar povo é preciso expor
Partir do olhar da mão e da razão
Partir da limpidez do elementar

Como quem parte do sol do mar do ar
Como quem parte da terra onde os homens estão
Para construir o canto do terrestre
- Sob o ausente olhar silente de atenção –

Para construir a festa do terrestre
Na nudez de alegria que nos veste
                 20 de Maio de 1974
Sophia de Mello Breyner Andresen, in “ O Nome das Coisas, 1977”, Obra poética III, 2ª Edição, Editorial Caminho, Lisboa, 1996

sexta-feira, 25 de janeiro de 2013

Os mais inteligentes do mundo


           Rick Rosner (guionista de televisão), Kim Ung-Yong (físico e engenheiro civil) e Judit Polgár (jogadora de xadrez e a única mulher na lista)
As dez personalidades vivas mais inteligentes do mundo
"A organização Super Scholar criou uma lista com as dez pessoas que têm um maior coeficiente intelectual (QI) do mundo. Da lista fazem parte apenas personalidades conhecidas e vivas, entre elas, o cientista Stephen Hawking, o empresário co-fundador de Microsoft Paul Allen ou o actor James Woods.
Os especialistas indicam que valorizar a inteligência de uma pessoa é uma questão subjectiva pois pode ter-se tanto em conta o QI como as realizações ao longo da vida. Por isso, a lista não tem uma ordem específica.
Stephen Hawking, com 160 de QI, tem mais de 14 prémios recebidos e sete livros escritos. Para os especialistas que elaboraram a lista, Hawking “fez-se a si próprio” e conseguiu “que a sociedade entendesse o Universo”.O físico e engenheiro civil Kim Ung-Yong é reconhecido no Livro de Records do Guinness como a pessoa com um QI mais elevado (210). Ung-Yong foi um menino prodígio que começou a falar aos seis meses e aos três já compreendia, além da sua língua materna, japonês, inglês e alemão.Com esta idade, foi aluno convidado do curso de Física da Universidade de Hanyang e começou a resolver cálculos integrais e diferenciais. O seu curriculum levou-o à NASA (com oito anos) e aos 16 tinha o doutoramento em Física pela Universidade do Colorado (EUA).
Apesar de constar no Guiness como pessoa com QI mais elevado, é superado por outras (que não estão no Livro mas estão nesta lista), como o físico Cristopher Hirata (225 QI), que aos 14 anos já trabalhava na Caltech ou o matemático nascido na Austrália, em 1975, Terrence Tao (230 IQ), actualmente a trabalhar na Universidade da Califórnia em Los Angeles.O co-fundador de Microsoft, Paul Allen, com 170 de QI também marca presença. Além de ser uma das pessoas mais inteligentes é também uma das mais ricas do mundo.Entre estas figuras do universo da ciência e da tecnologia está um alien: Rick Rosner. Com 192 de QI, o norte-americano tem-se dedicado a trabalhos que a Super Scholar denomina como 'não inteligentes'. É argumentista de programas de televisão e antes trabalhou como porteiro, stripper, empregado de mesa e modelo.
Outra das pessoas mais inteligentes é o jogador de xadrez nascido na ex-República Socialista Soviética do Azerbaijão Garry Kasparov (QI de 190). Além se ser considerado o melhor jogador do mundo (foi o que se manteve mais tempo no número 1 do ranking mundial) é também conhecido como activista político anti-Putin (o que já o levou ao cárcere), tendo mesmo chegado a candidatar-se à presidência da Rússia.
A lista inclui também o actor James Woods (180), vencedor de três Emmy e candidato a dois Oscar e o matemático Andrew Wiles (170), que resolveu o teorema de Fermat, considerado por muitos como o problema matemático mais difícil do mundo. A menina prodígio do xadrez Judit Polgár (170), da Hungria, que, em 1991, com apenas 15 anos, obteve o título de Grandmaster, é a única mulher na lista.
Os especialistas que levaram a cabo este estudo explicam que, actualmente, 50 por cento dos habitantes da Terra tem pontuações de QI entre os 90 e os 110 (o normal). Apenas 2,5 tem valores inferiores a 70 e também apenas 2,5 tem um QI superior a 130. Apenas 0,5 da população tem mais de 140 de QI, os considerados génios." In " CiênciaHoje", 22/01/2013
A lista pode ser consultada aqui: http://www.superscholar.org/smartest-people/

quinta-feira, 24 de janeiro de 2013

Os dias e as palavras


Outro dia

Ontem,
cansada, cansada,
cheguei a casa,
à noite.
O céu estava limpo.
Cheguei à porta e olhei,
antes de entrar.
Lá em baixo,
nem perto nem longe,
no escuro,
luziam uns pingos…
Caíam rectos
e brilhantes
na água…
Deixavam um rasto!
Os meus olhos riram,
vendo-os
imobilizaram-se.
E tive desejos
de seguir pelas ruas,
de cabeça no ar,
com um riso parado…
Mas subi as escadas.
Lisboa 1935            
Irene Lisboa, “um dia e outro dia…. “, in “ Obras de Irene Lisboa” - Vol.I, organização de  Paula Mourão, Editorial Presença, 1991

Pensamentos tidos num sótão
1
E eu disse-me a mim mesma,
naquele dia casual:
Sim,
em cada livro
ou em cada folha que encheres
assinala a tua mudança!
Não é o fato das pintinhas,
com que te vêem
e já te viram,
o que melhor te veste...
Nem o teu gesto irritado,
nem tão-pouco o abatido
que mais te individualizam.
Vai! Vai seguindo,
indiferente e fiel,
pelo fino traço do teu capricho,
um traço solto,
mas severo e sincero...

E assim,
depois das mais breves
e das mais resumidas frases,
do teu laconismo mais acre,
alaga-te em palavras.
Abre-te em palavras!
Que as palavras às bagoadas
te serenem e reconfortem.

Embora não valham nada!
Palavras!
Matilha desordenada e feliz,
lançada atrás de uma pista,
excitante e enganosa...
2

Olhos novos,
meus olhos novos,
sempre ingénuos e sempre imprevidentes,
colhei impressões,
uma a uma, uma a uma,
como se fossem flores...
E virai-vos para cima, para o ar.

O ar, a eterna surpresa!
Linda coisa!
A sua cor...
Posso não ter nada
e não tenho,
nem desejos, nem sonhos,
mas tenho o ar!
Este fino ar,
que cobre todos os telhados...
O ar!
3

Coração robusto,
hostil e robusto,
que queres quebrar e enfraquecer,
em ti há
não sei que dureza profunda,
que febra,
que lucidez e que violência
que sempre te sustentam!

A cada momento te fechas
como uma ardente flor ferida...
Robusto coração sem consolo,
grosseiro novelo sem ponta!
Mundo, afinal...
Mundo,
força débil e improfícua
mas indestrutível.

Irene Lisboa  com o pseudónimo de João Falco,  in “Folhas Soltas da Seara Nova (1929-1955), Antologia, Prefácio e Notas de Paula Morão, Imprensa Nacional – Casa da Moeda, 1986 – Biblioteca de Autores Portugueses 

quarta-feira, 23 de janeiro de 2013

Conferências, Livros e Exposições


A um mês de abrir ao público a exposição 360º Ciência Descoberta, o Auditório 2  da Fundação Calouste Gulbenkian recebe a conferência Rodear el mundo. Enciclopedismo y circumnavegación (sec XVI-XVIII) por Juan Pimentel.
Esta é a primeira conferência do ciclo que acompanhará a exposição, com abertura marcada para 2 de Março.
 Ver mais


Esta conferência apresenta várias perspectivas sobre organização e gestão públicas, que vão da discussão mais conceptual à análise de casos de sucesso na Austrália, Canadá e Suécia. Estará também em foco a discussão sobre as lições a retirar para o caso português. Realiza-se a 28 e 29 de Janeiro, no Auditório 2 da Fundação calouste Gulbenkian.
 Ver programa

«Acta est Fabula, Memórias – I – Lourenço Marques (1930-1947)» de Eugénio Lisboa , Ed. Opera Omnia, 2012
 UMA RARA SENSIBILIDADE
«Os romanos usavam a expressão «Acta est Fabula» para significar que uma peça teatral estava terminada. Contudo, no caso de Eugénio Lisboa, felizmente, estamos perante quem, em boa hora, decide partilhar as suas riquíssimas recordações, quando ainda muito tem para nos dar como escritor, ensaísta e crítico. Estamos diante de uma obra de rara sensibilidade, dedicada à cidade de Lourenço Marques, por um dos grandes escritores de língua portuguesa. Encontramos dois protagonistas notáveis – a cidadezinha que «podia passar por uma das mais bonitas do continente africano» e um jovem com olhar de espanto, que traz até nós um autêntico paraíso, sentido e gozado pelo raro poder de evocação de um cultor magistral da língua e das ideias. Os desenhos de Dana Michaelles ilustram esse tempo, como se fossem apontamentos de histórias de quadradinhos que alimentam a nossa imaginação. «Estar vivo não é insignificante. Nenhum milagre é coisa de somenos. Vou, pois, tentar arquivar aqui, com palavras incompetentes, milagres que ultrapassam a minha capacidade de os exprimir. A Lourenço Marques da minha infância e adolescência com a praia ali ao lado e o mato muito perto, foi um desses milagres. Foi lá que aconteceu tudo quanto é importante. Foi lá que nasci, e foi lá que o mundo começou: o sol descomunal, a chuva grande, as trovoadas de estarrecer, o mar, a noite, o amor, a leitura, o futuro a haver – começaram lá. Vou falar-vos de Lourenço Marques, isto é, vou falar-vos da vida».Guilherme de Oliveira Martins em “A Vida dos Livros”, CNC, 10/12/2012
Leia o artigo completo: A VIDA DOS LIVROS
Eugénio Lisboa foi  o convidado do programa Pessoal e Transmissível,  da TSF, onde foi entrevistado pelo jornalista Carlos Vaz Marques. A entrevista pode ser ouvida em: Eugénio Lisboa – Pessoal e Transmissível.

“Engano”, outro romance de  Philip Roth que será lançado a 29 de Janeiro pela Dom Quixote.
Sinopse: «No centro de Engano estão dois adúlteros no seu esconderijo. Ele é um escritor americano de meia-idade chamado Philip, que vive em Londres, e ela é uma inglesa culta, inteligente e expressiva, refém de um casamento humilhante ao qual, com trinta e poucos anos, já está nervosamente resignada, ou quase. A acção do livro é de diálogos – sobretudo conversas entre os amantes antes e depois de fazerem amor. Esses diálogos – acutilantes, ricos, espirituosos, dialécticos – são praticamente tudo o que há neste livro, e não é preciso mais nada.»


La Passion suspendue, par Marguerite Duras

RESUME
Entre 1987 et 1989, après le succès foudroyant de L'Amant qui fait d'elle un écrivain mondialement reconnu, Marguerite Duras se confie en toute liberté à une jeune journaliste italienne sur sa vie, son oeuvre, son obscurité, puis sa gloire, la politique, la passion. Ce dialogue a paru une fois en langue italienne et avait disparu, ignoré des admirateurs de Duras qui vont ici réentendre sa voix. Le Livre
En 1987, une jeune Italienne est bien décidée à interviewer, pour La Stampa, l'auteur de Yeux bleus, cheveux noirs, qui vient de paraître dans la langue de Dante. L'écrivain, alors âgée de 73 ans, au sommet de sa renommée, et qui vit avec Yann Andréa, de près de quarante ans son cadet, ne cesse de se dérober. Mais la journaliste ne s'en laisse pas conter et conquiert, peu à peu, la confiance de Marguerite Duras. Finalement, Leopoldina Pallotta della Torre obtiendra une série d'entretiens qui, de mois en mois jusqu'en 1989, deviendront un livre, publié uniquement en Italie. Devenu introuvable, il avait échappé aux spécialistes, et le traducteur René de Ceccatty l'a découvert par hasard. Comme il l'explique en préambule, le fait que Leopoldina soit italienne, sa distance, sa détermination à pousser la dame dans ses retranchements mais aussi sa connaissance approfondie de l'oeuvre et de la vie de Duras incitent celle-ci à se livrer comme jamais. Résultat, une conversation à bâtons rompus, dense, sans faux-semblants, souvent en marge des sentiers battus. De son enfance indochinoise et de ses rapports avec sa famille à ses procédés d'écriture, de son engagement au sein du PCF et de son amitié avec François Mitterrand à ses juge-ments sur le milieu littéraire, du cinéma au théâtre, de l'homosexualité à l'alcool, de critiques en louanges (Sartre et Sollers en prennent pour leur grade, Elsa Morante s'en sort avec les honneurs), de longues confessions en réponses laconiques, sans oublier "l'affaire Gregory", c'est tout bonnement passionnant, il faut l'avouer. Même pour ceux qu'horripile cette personnalité hors norme.
Ler o Artigo completo:La Passion suspendue, par Marguerite Duras



Noticia ardiente de Pompeya
Una exposición evoca la tragedia de la perla mediterránea sepultada bajo la ceniza del Vesubio.
Vida, pasión, agonía y resurrección de la impar ciudad romana de Pompeya se muestran al público hasta el próximo mes de mayo en una exposición inaugurada esta mañana por el presidente de Madrid, Ignacio González, en la plaza de Castilla de la capital, sede del Centro de Arte de la Fundación Canal de Isabel II. En un escenario subterráneo jalonado por un bosque de columnas de ladrillo y arcadas de medio punto que ya diera cobijo a los guerreros de Xian, se narra un relato conmovedor: el acaecido una tarde de agosto del año 79 de nuestra era y que, en apenas 18 horas, vio asolar la perla de la bahía napolitana, tendida sobre la falda de un imponente volcán hasta entonces durmiente.
Un gigantesco estruendo del Vesubio, que se yergue altivo sobre el bellísimo litoral mediterráneo, anunció el drama que sobrevenía. En pocos minutos su cráter emitió un estremecedor ronquido. Masas viscosas de magma, retenidas durante siglos en su poderoso vientre, hicieron reventar la boca del volcán que inmediatamente comenzó a disparar millones de toneladas de piedra volcánica sobre la apacible ciudad, tiñó de sombra su luminoso cielo y lo tajó con una gigantesca columna de humos, tan tóxicos como letales, de hasta 15 kilómetros de altura. Hasta siete metros y medio de cenizas sepultaron poco a poco Pompeya bajo un sombrío océano de grisura. Bajo tan infausto sudario la ciudad quedó enterrada durante 1.500 años. Como se supo 15 siglos después, al menos 5.000 personas, muchos niños, ancianos y mujeres, perecieron en espantosa agonía en la que fuera considerada la catástrofe natural más grave de toda la Antigüedad.
De ella pudo dar cuenta Cayo Plinio, El Joven, cuyo veterano tío, el científico y almirante responsable de la flota romana en la bahía, Plinio El Viejo, acudió con sus naves al rescate de la ciudad asediada por la furia vesubiana. También él perecería en Pompeya. Su narración ha llegado hasta nosotros y permite que la exposición, gracias a la experiencia de su comisario Martín Almagro y a un vivido montaje de Ignasi Cristiá, rehaga la acomodada vida cotidiana, la insólita muerte y el sorprendente renacer arqueológico, en el siglo XVIII de la incauta ciudad romana que debe su nombre a la pompé, procesión en lengua griega, que Hércules recorrió a través de la península italiana tras culminar los 12 trabajos que le confirieron la inmortalidad.
Hasta 10 ámbitos distintos, de forma secuenciada, —origen de la ciudad, casa de un prócer romano, pintura, vida privada, el ocio y la vía pública, entre otros— componen y trenzan amenamente la historia pompeyana y su aterrador drama, del cual sólo el milagro de la conservación de la ciudad muerta y de las huellas de sus moradores, sepultados todos bajo las cenizas volcánicas, brinda el consuelo de averiguar qué fue lo que en verdad allí sucedió.
Sin embargo, la furia del Vesubio no pudo destruir la belleza de algunas piezas de arte y enseres conservados bajo aquel aluvión de piedra y lava, como una excelsa Safo, que mantiene dos mil años después de ser pintada la fresca y polícroma pátina de su delicado semblante. Estatuaria, mosaico, orfebrería, cerámica, hasta 600 objetos de allí rescatados se exhiben al público a partir de mañana."RAFAEL FRAGUAS, El País,  Madrid 3 DIC 2012 
Pompeya. Catástrofe bajo el Vesubio. De 10.00 a 21.00. Acceso cada 30 minutos. Entrada 6 euros. Hasta el mes de mayo. Centro de Arte Fundación Canal. Plaza de Castilla.Madrid.
Leia o artigo completo:Noticia ardiente de Pompeya

FOTOGALERÍA 'Pompeya. Catástrofe bajo el Vesubio'

terça-feira, 22 de janeiro de 2013

Do Brasil com Amor

O Brasil é um país imenso  de beleza , de diversidade   e de talento. Nas Artes, nas Letras, na Cultura , na Música há registos sublimes que ficarão nas páginas da História Universal. 
Num tempo, em que tragédias naturais assolam o mundo e guerras bárbaras semeiam a morte e a discórdia ,  o Amor, através da Música,  vem do Brasil. Vozes ímpares e de excelência constroem-nos   um oásis musical para plena fruição.

Maria Bethania em "Você"





Nana Caymmi em  "Dois corações



João Bosco em "Quando o Amor Acontece"

segunda-feira, 21 de janeiro de 2013

El Salvador, país de heróis


Manoel de Andrade, poeta brasileiro, continua a escrever as memórias do tempo de exílio, no final da década  de sessenta e princípio da década de setenta. Nessa obra em construção, " O Bardo Errante", vai descrevendo a sua comprometida diáspora libertária num continente , então,  imerso na penumbra da ditadura.Hoje,transcrevemos um excerto do capítulo relativo à sua passagem por El Salvador.
 Pouca terra para muita gente
"Naqueles primeiros dias do ano de 1971, quando cheguei a San Salvador, o problema sócio-político que mais se impunha a um observador atento era o da  superpopulação associado a um minúsculo território. El Salvador é o menor país centro-americano e o mais densamente povoado da região. Consequentemente, em torno do problema da terra, suscitaram-se grandes crises sociais, as maiores revoltas populares e grandes matanças, já que normalmente a posse da terra, tanto em El Salvador como em toda a América Latina, dá aos maiores proprietários, além do poder  económico, o controle político do país. Estes fatos levaram-me a fazer algumas leituras que me deixaram perplexo. A história dessas revoltas está demarcada por três grandes movimentos de camponeses-índios. O primeiro, em 1811, quando se sublevaram contra as arbitrariedades das autoridades coloniais. O segundo, em 1833, depois da independência, quando 3.000 camponeses de origem indígena, oprimidos e perseguidos pelo despotismo “criollo” se levantam comandados pelo cacique Anastácio Aquino. E o terceiro, e até então o último movimento de revolta no campo  --- e ao qual já me referi quando relatei minha primeira passagem pela Bolívia ---, foi o que determinou a terrível matança de 1932, onde se conta que foram assassinados 30.000 camponeses O facto, pela sua excepcionalidade, teve grandes repercussões internacionais. Na verdade essa rebelião foi um dos acontecimentos mais heróicos na história dos camponeses centro-americanos, comandado por Farabundo Martí, que já havia lutado ao lado de Sandino, na Nicarágua. 
Os protagonistas foram os camponeses–indígenas numa luta que assumiu toda a dramaticidade de uma guerra civil.
En 1932  --- bajo el Gobierno del general Maximiliano Hernández Martínez  --- se produjo la terrible rebelión de los campesinos indios,  sobre todo en la zona del volcán Izalco. La rebelión terminó adquiriendo todo el carácter, bronco y dramático, de una pugna social, resumida, finalmente, entre el machete de los campesinos y el fuzil y las ametralladoras del Ejército. Fue una guerra social sin cuartel. Dicen que cuando llegaron los navios norteamericanos y canadienses, el general José Tomás Calderón pudo decir a los marines:
“Ya no necesitamos ninguna ayuda. Hemos liquidado a cuatro mil bolcheviques.”
No es extraño que el cronista del “Times” hiciera, también, esta frase: “Uma cosa es cierta. Aquellos hombres no habían oído nunca hablar de Karl Marx.”
Los odios acumulados produjeron venganzas y asesinatos espantosos. Mujeres y hombres de las famílias terratenientes fueron pasados a cuchillo, y las primeras, sometidas a peores aventuras. No muchos dias antes del levantamiento todo el comité central del partido comunista había sido asesinado por orden gobernamental. Alguno de sus componentes pensó, sin tener en cuenta la realidade objetiva de El Salvador, que una sublevación campesina echaría todo a rodar. No ocurrió nada de eso, sino al revés: estratificó los poderes, introdujo el miedo en el cuerpo. La matanza y la represión siguieron, con las palabras de Calderón, a aquellas noches y dias de San Bartolomé. Sin embargo, también puso en claro la situación del campesinato. Por ello, se intentaron realizar algunas reformas sociales, que, dada la época y consideradas las estructuras, no podia ser outra cosa que el resultado de la sangre campesina vertida. (...) " 1
Agustín Farabundo Martí
 Luta e morte de Farabundo Martí
O historiador salvadorenho Jorge Araias Gómez, conta que ante a exploração do trabalho agrícola as massas camponesas “haviam chegado a um tal estado de desespero, que mesmo os líderes mais respeitados não conseguiam encaminhar corretamente as explosões espontaneistas que afloravam dia a dia”.2 As greves que surgiam nas grandes fazendas eram reprimidas de forma sangrenta, só restando aos camponeses a guerra aberta contra a oligarquia agrária e o poder que a protegia.  Assim ele descreve o desenrolar da revolta:
“À meia-noite de 22 de Janeiro eclode a insurreição. Milhares de camponeses, armados apenas com machetes  ferramentas de trabalho e poucas armas de fogo, ocupam no decorrer do dia diversos povoados nos departamentos de Sansonate e Ahuchapán. Nas imediações de Nueva San Salvador, luta-se encarniçadamente.  Desde os primeiros momentos as forças revolucionárias comprovam na prática o que já era do seu conhecimento: as tropas regulares, avisadas antecipadamente, mobilizadas, reforçadas e postas em estado de alerta, possuíam uma esmagadora superioridade de fogo e grande disciplina. Apesar do arrojo  valentia e audácia dos insurrectos  careciam de orientação e controle militares, sendo rechaçados nos assaltos aos principais pontos estratégicos e são, posteriormente, destroçados.
Três dias depois, a insurreição havia sido dominada. Os revolucionários mortos em combate não foram muitos. Foi o massacre desencadeado em seguida, nas ações armadas das chamadas “forças expedicionárias” do governo, que centuplicou as vítimas da repressão, transformando o episódio em um dos maiores genocídios conhecidos na história da América Latina.
Nos locais da insurreição, todo rapaz maior de 18 anos que se considerasse suspeito de participação na rebelião foi fuzilado sem qualquer formalidade. Por sua parte, a burguesia, com apoio das camadas médias urbanas, organizou suas forças para-militares, às quais denominou “Guarda Cívica”, para reforçar o exército. A “Guarda Cívica”,  integrada por refinados jovens da alta sociedade, chegou mesmo a superar, em alguns casos, a ferocidade das tropas regulares. Em seus poucos meses de existência, assassinou inúmeros camponeses, operários e estudantes.  Contam-se em centenas os casos de assassinatos movidos por vinganças pessoais, de estupros de mulheres do povo, de ultrajes a crianças e velhos. Suas sinistras actividades eram relatadas, entre um e outro gole de whisky nos clubes exclusivos, como heróicas e grandiosas façanhas.
A burguesia, atemorizada pela insurreição, forneceu ao governo elevadíssimas quantias para pagar as despesas necessárias para esmagar os revolucionários.
Segundo depoimentos de pessoas não comunistas, as supostas vítimas feitas pela insurreição na zona Ocidental do país não foram muitas. Entre estas se contavam inimigos activos e odiados do campesinato. Sua morte constituiu, propriamente falando, um justiçamento revolucionário. Outros, pelo mesmo, durante os combates. No entanto, os boletins oficiais -- única versão que podia ser publicada na imprensa  --  exageraram de forma caluniosa os inexistentes desmandos e crimes dos insurrectos  para impressionar a oligarquia, aterrorizar outros sectores da população e justificar, finalmente, o inútil massacre de milhares de operários, camponeses e estudantes. Durante a chacina, estendeu-se uma cortina de silêncio na região, impedindo-se a presença de jornalistas, de forma a ocultar o assassinato em massa que as forças repressivas estavam realizando.
Testemunhas que viveram o terror implantado pelas forças expedicionárias relatam todas as atrocidades e crimes cometidos por estas. As forças repressivas não apenas se dedicavam a ceifar vidas indiscriminadamente, como também violaram e estupraram mulheres do povo e saquearam todos os povoados onde venciam a resistência armada.” 3
No fim da tarde de 30 de janeiro de 1932 instala-se o tribunal militar que condena Farabundo Marti e os estudantes Alfonso Luna e Mario Zapata à morte por fuzilamento.
“Agustín Farabundo Martí pede, em nome de seus companheiros, que seus olhos não sejam vendados, que os fuzilem de frente, disparando contra o peito.
No último instante, quase junto à voz de comando do oficial que dirige o pelotão de fuzilamento, Martí inicia com firmeza um “Viva o Soci...” que assim fica, interrompido, porque a descarga dos fuzileiros o apaga. Caem abatidos os três comunistas. São sete e 15 da manhã. Ao contrário dos demais, a morte chega lentamente para o camarada Zapata.” 4
  La Generación Comprometida
          Em Maio de 2009 o site “Palavras, todas palavras” publicou meu pequeno ensaio sobre o poeta guatemalteco Otto René Castillo em que falo d’“A Geração Comprometida”, numa curta referência a alguns poetas que conheci em Janeiro de 1971 quando de minha passagem por El Salvador. Esse original fenómeno literário marcou duas importantes etapas na fecunda vida intelectual do país, sendo que a primeira, --surgida no Cenáculo de Iniciación Literaria, depois chamado Grupo Octubre  -- ocupou a década de 50 e foi integrada pelos poetas Ítalo López Vallecillos, que lhe deu o nome, Irma Lanzas, Álvaro Menéndez Leal, Waldo Chávez Velasco, Jorge Cornejo entre outros poetas e alguns pintores. A segunda, que marcou realmente a denominação do “comprometimento” floresceu na década de 60, surgindo ambas do Círculo Literário Universitário, fundado em 1956, na Faculdade de Direito da Universidade de El Salvador. Os principais integrantes do segundo grupo foram os amigos com quem privei naqueles dias e debati no recital na Faculdade de Direito e em algumas reuniões particulares. Eram eles Roberto Armijo, Manlio Argueta, Tirso Canales, Alfonso Quijada Urias e José Roberto Cea, este último o fraterno amigo que mais me apoiou naqueles dias. Tirso Canales ao presentear-me com a primeira edição de 1967 da colectânea poética De aquí en adelante, integrada por eles, escreveu; “Al poeta Manoel de Andrade el afecto y amistad de nuestra poesía. - S.S. enero 1971 – Tirso Canales.”   Cinco poetas e cada um personalizando sua visão do mundo. O livro De aquí en adelante 5 é uma inspirada aldeia onde brotam as fontes da justiça e adeja a esperança. Cinco recantos onde se abrem as pétalas do encanto. Polifonia, linfa e cristais, onde correm as novas águas na literatura salvadorenha.
         Referindo ao livro escreve o crítico Giuseppe Bellini:
         “En 1967 cinco poetas --- Manlio Argueta (1936), Roberto Armijo (1937), Tirso Canales(1933), José Roberto Cea (1939), Alfonso Quijada Urías (1940)  --- publican una antología de su propia obra titulándola programáticamente De aquí en adelante. Se trata de un manifesto contra el academismo y el conformismo, afirmación de rebeldía contra el ambiente oficial, repudio por la “torre de marfil”, por el poeta burocratizado, en nombre de una responsabilidad fundamental frente a la historia y sin rechazar ninguno de los resultados positivos a los que ha llegado la poesía anterior”. 6
A Geração Comprometida  foi integrada por muitos poetas – e entre eles os poetas guerrilheiros  Otto René Castillo e Roque Dalton  --  que reagiram contra uma literatura voltada para as classes dominantes. Os seus integrantes foram activistas sociais e políticos e muitos deles militantes do Partido Comunista, marcando suas obras pela denúncia das injustiças que pontuaram as lutas sociais em El Salvador naquelas décadas. Sobre Otto René Castillo relatarei seu heroísmo e seu martírio quando os passos de minha memória cruzarem a Guatemala. Quanto a Roque Dalton, não cheguei a conhecê-lo pessoalmente, porque creio que naquela época já estava na clandestinidade. Cinco anos depois de minha passagem por El Salvador ele seria assassinado por membros dissidentes da organização revolucionária na qual militava.  Roque Dalton foi e ainda é celebrado com grande referência como intelectual politicamente comprometido. Deixou uma imagem grandiosa de poeta e revolucionário. Alguns dos integrantes da Geração Comprometida, como Tirso Canales e Manlio Argueta sofreram um longo exílio político. Os cinco integrantes do livro De aquí en adelante,  com os quais me relacionei mais fraternalmente tornaram-se grandes poetas e prosadores. As suas obras foram publicadas em vários idiomas e honrados com grandes prémios literários como Alfonso Quijada Urías, que recebeu o Prémio Cervantes de Poesia, em 2003." 
Manoel de Andrade (Curitiba-Brasil), in " O Bardo Errante", obra memorialista em construção

1GARCIA, Enrique Ruiz. Op. cit., p. 350. Vol.1.
2 GÓMEZ, Jorge Arias. FARABUNDO MARTÍ, Herói do povo de El Salvador. Tradução de Dilair Aguiar. Editora Anita Garibaldi. São Paulo, 1977, p. 18.
GÓMEZ, Jorge Arias. Op. cit. p., 24-25.
Idem. p., 28.
ARGUETA - ARMIJO – CANALES – CEA – QUIJADA URIAS. De aquí en adelante. San Salvador: Los Cinco, Ediciones, 1967
BELLINI, Giuseppe. Op. cit., p. 395.
"Em 1967 cinco poetas --- Manlio Argueta (1936), Roberto Armijo (1937), Tirso Canales (1933), José Roberto Cea (1939), Alfonso Quijada Urias (1940) --- publicam uma coleção de sua própria obra com o título programado De aquí en adelante. Trata-se de um manifesto contra o academismo e o conformismo, afirmação de rebeldia contra o ambiente oficial, repúdio da "torre de marfim" pelo poeta burocratizado, em nome de uma responsabilidade fundamental ante a história e sem rejeitar qualquer dos resultados positivos que chegou a poesia anterior”.


domingo, 20 de janeiro de 2013

Ao Domingo há Música

Vincent Van Gogh,"Barcos de pesca na Praia de Santa Mãe Maria", 1888
“Todos os dias deveríamos ler um bom poema, ouvir uma linda canção, contemplar um belo quadro e dizer algumas bonitas palavras." Goethe
Estes são, talvez, os ingredientes que fazem  mais leve o dia e que, concatenados, convidam à  eclosão das tais bonitas palavras que, todos os dias, devem ser ditas. Palavras que poderão trazer a força que se vai perdendo, neste tempo de tanta apreensão.
O talento de um grande músico que descobriu quão importantes são as palavras para construir poemas que tornam  as canções imortais. Leonard Cohen, num concerto ao vivo , em Londres, no ano de 2009. Música com história e alma para este Domingo de um Janeiro ventoso e frio. 

sábado, 19 de janeiro de 2013

Palavras que falam de Amor


"Mas hoje, ainda longe daquele grito, sento-me na fímbria do mar. Medito no meu regresso. Possuo para sempre tudo o que perdi. E uma abelha pousa no azul do lírio, e no cardo que sobreviveu à geada. Penso em ti. Bebo, fumo, mantenho-me atento, absorto – aqui sentado, junto à janela fechada. Ouço-te ciciar amo-te pela primeira vez, e na ténue luminosidade que se recolhe ao horizonte acaba o corpo. Recolho o mel, guardo a alegria, e digo baixinho: Apaga as estrelas, vem dormir comigo no esplendor da noite do mundo que nos foge."
Al Berto, in "Lunário", Ed. Assírio & Alvim

Alma minha gentil, que te partiste
               
Alma minha gentil, que te partiste
tão cedo desta vida descontente,
repousa lá no Céu eternamente,
e viva eu cá na terra sempre triste.

Se lá no assento etéreo, onde subiste,
memória desta vida se consente,
não te esqueças daquele amor ardente
que já nos olhos meus tão puro viste.

E se vires que pode merecer-te
alguma cousa a dor que me ficou
da mágoa, sem remédio, de perder-te,

roga a Deus, que teus anos encurtou,
que tão cedo de cá me leve a ver-te,
quão cedo de meus olhos te levou.
Luís de Camões, in “ Lírica de Camões”, INCM – Imprensa Nacional, Casa da Moeda

Salada

Depois do sangue misturado,
depois dos dentes, dos lamentos,
estamos deitados, lado a lado,
e desfolhamos sofrimentos.
Temos trint'anos, mais trezentos
de sofredora exaltação.
É este o cabo dos tormentos?
Ai, não e não! Ainda não.
Saboreamos o passado
por entre os beijos mais violentos
e mais subtis que temos dado.
E o monumento dos momentos
oscila, desde os fundamentos,
a tão febril consagração.
Mas estacamos, sonolentos.
Agora, não. Ainda não ...
Tudo se torna esbranquiçado:
eram azuis, são já cinzentos
os horizontes do pecado ...
Há nos teus ombros turbulentos
cintilações, pressentimentos ...
Os nossos corpos descerão
para que abismos lamacentos?
Ah! não, e não! Ainda não!
Eis-vos, de novo, movimentos
que apunhalais a inquietação!
E assim unidos gritaremos
que não e não! que ainda não!
David Mourão Ferreira, in «Música de Cama» , Lisboa: Presença 1996

O rio apenas de leve

O rio apenas de leve
se mexia e virava:
menino dormindo,
suspirava de calor.

- Que sabes (disse Eva) da corrente
do teu sangue?
escuta em mim:
sentirás este fundo rumor do mar,
ondas que tocam na terra,
regressam e voltam
para teu corpo.
António Osório, in «366 poemas que falam de amor»,Antologia organizada por Vasco Graça Moura,Lisboa: Quetzal, 2003

Segredo
Esta noite morri muitas vezes, à espera
de um sonho que viesse de repente
e às escuras dançasse com a minha alma
enquanto fosses tu a conduzir
O seu ritmo assombrado nas terras do corpo,
toda a espiral das horas que se erguessem
no poço dos sentidos. Quem és tu,
promessa imaginária que me ensina
a decifrar as intenções do vento
a música da chuva nas janelas
sob o frio de Fevereiro? O amor
ofereceu-me o teu rosto absoluto,
projectou os teus olhos no meu céu
e segreda-me agora uma palavra:
o teu nome - essa última fala da última
estrela quase a morrer
pouco a pouco embebida no meu próprio sangue
e o meu sangue à procura do teu coração.
Fernando Pinto do Amaral, «Às Cegas»- Poesia Reunida 1990 - 2000, Lisboa, Publicações D. Quixote, 2000
Vou-te amar no absoluto
"(...) E devagar, ao centro de convergência de toda a bruta inquietação, rígida a procura do teu abismo interior. Refreio o ímpeto, quero entrar com a consciência difícil do que procuro, o impossível do teu ser. Rebento no limite de reter-me no sofrimento. Mas quero entender, entender. O modo único de nada me escapar ao prazer de ti. Do mistério irritante do que acontece no amar-te agora por sobre quanto te amei. Entender. Amar-te na conglomeração de todas as vezes e formas e impossível em que te amei. Mónica, minha querida. Minha doença insuportável. Porque o teu corpo não é só o teu corpo. Não é isso, não é isso. É entrar em ti, e a tua pessoa estar lá, seres tu ainda no íntimo de te tocar e estares aí como no teu riso, na tua presença. Seres tu ainda quase reconhecível como se não soubesse que eras tu e entrar em ti e reconhecer-te como se aí fosses reconhecível. Preciso de entender, não te vou agora amar à toa. Seres por dentro única como nas impressões digitais. Saber que és tu, mesmo sendo cego e surdo. Entrar em ti e tu estares toda lá dentro como estás por fora. Tocar o intransmissível de ti, reconhecer que és tu, inconfundível, no igual do teu íntimo ao de toda a mulher. Porque tu és tão diferente. No riso no ar na voz, na totalidade do teu corpo. E sentir que isso tudo é lá também esse tudo. Diferente na sua igualdade. Entrar em ti e ir reconhecendo pouco a pouco no meu entrar a mulher que amo até à estupidez. Reconhecer encontrar dentro o que amei fora. Nunca te amei toda, vou-te amar o que sempre faltou. Nunca te amei tudo, aproveitei sempre uma fatia de te amar. O teu olhar, o teu riso, a exemplaridade do teu corpo, o seu espectáculo, o encantamento às vezes, o teu andar, o prazer rápido, o prazer trabalhado para te submeter a tê-lo. Coisas assim avulsas. Vou-te amar agora, vou-te amar no absoluto. Amar-te no prazer e rebentar." Vergílio Ferreira, in “ Em Nome da Terra”, Quetzal, 10ª edição, 2009